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Sarkozy la grande manipulation

 

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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 06:58

Par Gérard - Publié dans : Gouvernement - Ministres et Secrétaires , Sénat - Communauté : Libre pensée politique - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Petites phrases assassines, propos parfois dérangeants… Les polémiques se suivent et ne se ressemblent pas avec les ministres du gouvernement actuel.

Avec des personnalités politiques parfois très inattendues !

François Fillon

Figure du consensus reconnue à gauche comme à droite, le premier Ministre n’est pas un habitué des coups d’éclat. Pourtant, il fait depuis quelques mois des sorties assez surprenantes qui pourraient presque passer pour une volonté de se faire remarquer. François Fillon aurait-il envie de faire oublier les Morano et autres Lefebvre, réputés pour leur spontanéité parfois embarrassante ? Paris réussi avec des propos que d’aucuns jugeront très tendancieux qui ont bouleversé de nombreuses associations, à gauche… comme à droite.

« Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l'histoire française et des valeurs françaises », à propos d’Eva Joly qui souhaite supprimer le défilé militaire du 14 juillet… et qui est citoyenne française depuis 1967 (2011)

« L’institution du mariage a un objectif qui est celui de la sécurisation des enfants. C’est un objectif qui ne me paraît pas compatible avec les couples homosexuels » (2012)


 


Les autres commentaires - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 04:00

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Raisons d'Agir contre Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Standard & Poor's a prévenu la France, l'Allemagne et les quatre autres pays de la zone euro notés "AAA" qu'ils pourraient être déclassés dans les prochains 90 jours en raison de l'aggravation de la crise de la dette. (Reuters)

Standard & Poor's a prévenu la France, l'Allemagne et les quatre autres pays de la zone euro notés "AAA" qu'ils pourraient être déclassés dans les prochains 90 jours en raison de l'aggravation de la crise de la dette. (Reuters)

 

"Ce serait une difficulté de plus", avait déclaré Nicolas Sarkozy lundi 12 décembre. Mais "pas un cataclysme", a poursuivi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé mercredi 14 décembre.

Les commentaires des responsables politiques sur la dégradation de la note de la France par Standard and Poor's évoluent au rythme de la crise européenne. Nicolas Sarkozy n'avait-il pas glissé il y a quelques temps : "Si on perd le triple A, je suis mort" ?

Ainsi, après avoir fait de la préservation de la note souveraine l'indicateur sacré de la réussite de sa politique, la majorité tente d'en minimiser l'impact auprès de l'opinion. Mais quelles seront les conséquences réelles de la perte du AAA en France ?

 

1. Une hausse des taux d'intérêts

C'est un avertissement pour les créanciers de la France. Le triple A, décerné par les agences de notation comme Standard and Poor's, indiquait que le risque de non-remboursement de la dette française était quasi nul. Rassurant pour les investisseurs à la recherche de placements sûrs, qui acceptaient de lui prêter à taux bas. Vont-ils désormais réclamer des taux supérieurs pour couvrir ce risque ?

 

2. Une confirmation de la crise

Se basant sur les analyses du Fonds monétaire international, sur les notes des deux autres grandes agences (Moody's et Fitch) et surtout, sur les analyses des banques, les investisseurs n'ont pas attendu la perte du triple A pour paniquer.

La preuve de cette anticipation ? Avant sa dégradation, les taux d'intérêts des emprunts réalisés par l'Agence France Trésor n'ont cessé de monter ces dernières semaines, notamment par rapport à l'Allemagne. Et d'ailleurs, l'annonce, en décembre, de la mise sous surveillance par S&P de la note française a à peine fait ciller les marchés.

Cela dit, bien qu'anticipée, une dégradation n'arrange rien à la situation, car la France n'est pas le premier marché de la dette. Contrairement aux Etats-Unis qui, de ce fait, paient moins chers leurs emprunts aujourd'hui, bien qu'ils aient perdu leur triple A l'été dernier.

 

3. La fuite des investisseurs

En décembre, Standard and Poor's avait mis sous surveillance quinze pays européens, mais elle avait ciblé plus particulièrement la France, en menaçant de lui retirer deux crans. "Si tous les pays de la zone sont dégradés d'un cran, c'est moins grave pour la France : les investisseurs ne la délaisseront pas au profit de ses voisins", expliquait Pascal Canfin, eurodéputé Verts et fondateur de Finance Watch, le Greenpeace de la finance.

Les fonds de pension, qui gèrent les actifs des retraités, ne prendront aucun risque : ils se tourneront mécaniquement vers les pays les mieux notés.

 

4. Le début d'un cercle vicieux

La dette de la France est de plus de 1.600 milliards d'euros. Le montant des intérêts est supérieur au plus gros budget de l'Etat. Et ce n'est pas fini : la France devra emprunter près de 180 milliards d'euros pour son financement public en 2012.

La poursuite de la hausse des taux d'intérêts signifierait une nouvelle réduction des marges de manœuvre du gouvernement. Notamment pour réformer l'Etat, relancer l'investissement et mettre en place une économie compétitive. Sans quoi il est impossible pour la France de retrouver une croissance suffisante pour réduire sa dette !

 

5. Une action de la banque centrale

La BCE n'est pas censée acheter des obligations souveraines. Son indépendance, gravée dans le marbre par les traités européens, lui interdit de financer un pays. Cependant, face au risque d'écroulement du système, elle a tout de même racheté des obligations grecques, irlandaises, portugaises, espagnoles et italiennes ces derniers mois.

Son but ? Restaurer la confiance sur les marchés obligataires et enrayer la hausse des taux, afin de sortir ces pays du cercle vicieux. En cas de déclenchement d'un tel phénomène en France, la BCE interviendra-t-elle ?

 

6. Une menace sur le système bancaire

Quelques jours après la menace de déclassement de la France, Standard and Poor's a placé les banques françaises sous surveillance. Son exécution entrainera-t-elle une nouvelle dégradation du système bancaire ?

Là encore, les marchés ont sûrement anticipé. Les règles prudentielles européennes obligent les banques à détenir une proportion minimum de dette souveraine dans leur bilan, considérée il y a peu de temps comme un actif sûr.

Mais "elles vont avoir besoin de financement au premier trimestre 2012", expliquait récemment Moritz Krämer, analyste chez S&P. Il estime à 200 milliards d'euros le montant des crédits arrivant à maturité pour une cinquantaine de banques européennes au premier trimestre 2012. Les banques françaises vont devoir vendre des actifs qu'elles avaient gardés jusqu'ici. Les prix étant bas sur les marchés, elles vont afficher des pertes dans leurs comptes. D'où les milliers de suppressions de postes annoncées cette année.

Conséquence de cette menace sur les banques : une hausse probable des taux d'intérêts pour les crédits aux entreprises et aux particuliers.

 

7. Une dégradation des institutions publiques

Certaines entités, disposant de la même signature que l'Etat pour leurs emprunts, devraient être dégradées. L'Unedic, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Réseau ferré de France (RFF), perdraient tous leur AAA. Même chose pour La Poste dont le coût de financement augmenterait.

Quelle conséquence pour la CDC, qui doit justement venir en aide à l'assureur Groupama et à la banque Dexia ? Ou pour la banque de financement des PME Oseo ? "Bénéficiant d'autres sources de financement que les marchés, elle ne sera pas nécessairement contrainte d'augmenter les taux pour ses clients dans un premier temps", explique un de ses cadres. Mais à plus long terme, il est possible qu'elle doive le faire dans certains cas. Reste à savoir lesquels, et quand.

 

8. Une augmentation des prix pour les particuliers

L'Etat participe au capital d'EDF, la SNCF, GDF-Suez, Air France-KLM, EADS, France Telecom, Renault, etc. A leur tour, ces grosses entreprises pourront voir leurs coûts de financement augmenter. Cela posera notamment problème aux filiales les moins solides, pour lesquelles la garantie de l'Etat est précieuse.

"Difficile de savoir quand se matérialiseront les conséquences de la perte du triple A pour les clients. L'impact sera probablement inégal et réparti sur plusieurs années", affirme Karine Berger, conseillère de François Hollande pour l'économie.

 

9. Un nouveau risque pour les collectivités locales

Leur système de financement par les banques est "en train d'exploser" affirme une analyste chez S&P. Leur budget dépend pour moitié des subventions de l'Etat, et elles utilisent sa garantie pour se financer ailleurs à des prix raisonnables. Et "parmi elles, il y a des centaines de petite Grèce", affirme Karine Berger.

 

10. Un tournant dans l'élection présidentielle

A qui profite la pression des agences ? Pour le président socialiste de la commission des Finances, Jérôme Cahuzac, "en acceptant par avance une dégradation et en refusant de mener une politique de redressement juste et efficace qui permettrait de l'éviter, Nicolas Sarkozy privilégie son intérêt électoral de court terme plutôt que l'intérêt de moyen et de long terme des Français".

François Hollande avait ajouté en décembre : "Je ne sais pas ce qui se passe avec le triple A mais pour l'instant il y a un triple échec de Nicolas Sarkozy: échec par rapport à l'obligation de croissance, nous sommes en récession, échec par rapport à l'objectif de réduire le chômage, échec par rapport à la réduction des déficits".

Donald Hebert

Par Donald Hebert


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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 03:56

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Raisons d'Agir contre Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Moody's pourrait retirer le triple A de la France. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Moody's pourrait retirer le triple A de la France. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
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L'agence d'évaluation financière Moody's a annoncé lundi 13 février qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale ("Aaa") qu'elle attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l'Autriche, et a abaissé celle de six autres pays européens.

Moody's a publié un communiqué sanctionnant neuf pays de l'Union européenne susceptibles, selon elle, d'être affectés "par les risques financiers et macroéconomiques grandissants émanant de la crise de la zone euro".

 

Baroin a "pris acte" 

Un mois jour pour jour après que sa concurrente Standard and Poor's eut privé la France et l'Autriche de leur "triple A", l'agence américaine a indiqué qu'elle attribuait désormais une perspective "négative" au "Aaa" qu'elle-même attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l'Autriche.

Le ministre français des Finances François Baroin a "pris acte" de la décision de l'agence en jugeant qu'elle était liée aux "risques pesant sur la zone euro".

 

Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a lui qualifié de "retour à la réalité" l'annonce de Moody's, estimant que c'était "la preuve, dans la situation mondiale actuelle, que la Grande-Bretagne ne pouvait renoncer à traiter" la question de sa dette.

 

Pressions de crédit

 L'annonce de Moody's intervient également au lendemain du vote en Grèce du programme d'austérité exigé par les créanciers du pays, qui devrait aboutir à l'adoption par la zone euro d'un plan de sauvetage d'une ampleur sans précédent dans le monde.

 "La perspective négative associée à la note de ces trois pays tient compte de la présence d'un certain nombre de pressions de crédit susceptibles d'exacerber la sensibilité des finances publiques de ces Etats et leurs programmes d'austérité à toute nouvelle dégradation de la conjoncture économique et de la situation financière européennes", écrit l'agence.

 

Six autres pays sanctionnés

 

 Moody's a indiqué également avoir abaissé la note de solvabilité de l'Italie d'un cran, à "A3", celle du Portugal d'un cran à "Ba3", et celle de l'Espagne de deux crans à "A3".

 

La Slovaquie et la Slovénie sont, elles, sanctionnées par un abaissement de note d'un cran, à "A2", et Malte voit sa note abaissée d'un cran également, à "A3".

 

Moody's indique par ailleurs qu'elle envisage d'abaisser encore à moyen terme les notes des six pays dont elle vient de diminuer la notation de crédit.

 

Incertitudes

L'agence écrit que les principales raisons justifiant ces décisions sont "l'incertitude entourant premièrement les perspectives de réformes structurelles du budget et de l'économie de la zone euro et, deuxièmement les ressources qui seront mises à disposition pour faire face à la crise".


Autre facteur d'explication selon Moody's, "le fait que les perspectives pour l'économie européenne sont de plus en plus médiocres, ce qui menace la mise en oeuvre des programmes d'austérité et les réformes structurelles nécessaires pour promouvoir la compétitivité".


Pour l'agence, ces facteurs vont continuer d'affecter la confiance "fragile" des marchés" vis-à-vis de l'Europe.


Moody's écrit cependant que "l'engagement des autorités européennes à préserver l'union monétaire et à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l'ampleur des ajustements de notes" annoncés lundi.

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP


Les autres commentaires - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 23:01

Par Gérard - Publié dans : Guerres, Conflits, Etats, ONU, ONG, Génocides - Communauté : Histoire - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

 


Les autres commentaires - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 20:35

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Raisons d'Agir contre Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Si l’appel de Bayrou à la droite "humaniste" et "sociale" ne remporte guère d’écho, c’est que Sarkozy l’a éradiquée en rompant avec l’héritage de cette famille politique qui participait du consensus républicain.

 
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Nicolas Sarkozy, à Issy-les-Moulineaux, le 13 février 2012. ERIC FEFERBERG / AFP

Nicolas Sarkozy, à Issy-les-Moulineaux, le 13 février 2012. ERIC FEFERBERG / AFP

Où est passée la droite française ? Invisible, inaudible, disparue, éparpillée façon puzzle, bref, morte et enterrée, la droite française n’existe plus. Entendons-nous bien, le sarkozysme existe bel et bien, lui. Bruyant, tonitruant, changeant. On peine de plus en plus à en saisir le sens précis, mais nous sommes saturés de sa cacophonie.

 

Semaine après semaine, jour après jour, presque heure par heure, nous assistons, médusés, à un véritable spectacle pyrotechnique, un tourbillon incessant au centre duquel un homme providentiel auto-proclamé sort des lapins de plus en plus gros de son chapeau sous le regard jadis fasciné, désormais effrayé, de son public. Et pan, un référendum pour faciliter la radiation des chômeurs ! Et pan, un autre pour accélérer les procédures d’expulsion des immigrés en situation irrégulière ! En attendant sans doute, demain, la mise au ban des fonctionnaires oisifs ou celle des populations allogènes et menaçantes qui peuplent nos banlieues ?

Si l’élection présidentielle se jouait au nombre de décibels, Nicolas Sarkozy serait à coup sûr élu au premier tour, lui qui confond essence du politique et buzz médiatique, et qui s’enorgueillit de ses taux d’audiences flatteurs pour oublier ses niveaux records d’impopularité…

 

Le pire, c’est que nul, ou presque, à l’UMP, n’ose protester franchement contre les provocations impudentes de ce chef prêt à toutes les outrances pour sauver son fauteuil. Où sont passés les hussards de la droite ? Si la gauche n’a pas, loin de là, le monopole de la rébellion, les esprits libres et frondeurs de la droite, ces tempéraments fougueux qui ont écrit les plus belles pages de cette famille politique sont désormais muets. Et tremblants. Les parlementaires UMP sont devenus les "malgré nous" du sarkozysme. Le troupeau suit son héros en traînant des pieds, et s’en va à la bataille électorale comme d’autres s’en vont à l’abattoir, comme l’a illustré cette semaine encore le rocambolesque rejet de la "TVA sociale" en commission des Finances à l’Assemblée nationale. 

 

Pour autant, l’appel à la raison émis par François Bayrou ne reçoit guère d’écho. La droite "humaniste" et "chrétienne", comme sa branche cousine "gaulliste" et "sociale", cette droite soucieuse d’harmonie et de rassemblement, indispensable au bon fonctionnement d‘une démocratie apaisée, ne souffle mot.

Pire encore, les humiliés de la Sarkozye, martyrisés par ce chef sans égard à leur endroit, rentrent un à un au bercail : Christine Boutin, Hervé Morin, Jean-Louis Borloo, les intermittents de la rébellion rengainent leurs sabres en bois. Ils cachent leurs convictions au fond, tout au fond de leurs poches et abandonnent  leurs généreux idéaux pour sauvegarder leurs médiocres intérêts.

 

Car le seul domaine où le chef de l’Etat aura finalement produit une vraie "rupture", pour reprendre son slogan de campagne de 2007, est sans doute le terrain idéologique. Nicolas Sarkozy n’a pas seulement tourné la page de la division de la droite en trois familles, orléaniste, légitimiste et bonapartiste, autrefois définies par l’historien René Rémond pour accoucher d’une synthèse nouvelle, il a rompu avec les référents historiques qui définissait ce camp au nom d’une périlleuse ambition, celle d‘éradiquer "tous les tabous".

 

Sauf que ces "tabous" tant vilipendés sont indispensables au vivre-ensemble. Sans tabous, plus de respect, et plus d’échange démocratique possible. Résultat, sans limites ni garde-fous, le cocktail détonnant du sarkozysme se met à justifier les inégalités, entre individus comme entre "civilisations", parce qu’il érige la vie en société en compétition permanente. Il répudie ainsi l’héritage et les traditions de la droite française. Le sarkozysme n’est pas la droite, c’est autre chose, une mixture idéologique inédite, et dangereuse, qui écorne le pacte républicain et brise le consensus national érigé depuis la Libération autour du modèle social français.  

Que Nicolas Sarkozy perde l’élection présidentielle, et on se rendra compte que celui qui passait pour le régénérateur de la droite française en aura été le fossoyeur…


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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 00:39

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Histoire - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

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L'agence d'évaluation financière Moody's a annoncé lundi soir qu'elle envisageait d'abaisser à moyen terme la note de solvabilité maximale ("Aaa") qu'elle attribue à la France, à la Grande-Bretagne et à l'Autriche, et a abaissé celle de six autres pays européens.

 

Moody's a publié un communiqué sanctionnant neuf pays de l'Union européenne susceptibles, selon elle, d'être affectés "par les risques financiers et macroéconomiques grandissants émanant de la crise de la zone euro".

L'agence américaine a indiqué qu'elle attribuait désormais une perspective "négative" au "Aaa" de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Autriche.

 

Moody's a indiqué également avoir abaissé la note de solvabilité de l'Italie d'un cran, à "A3", celle du Portugal d'un cran à "Ba3", et celle de l'Espagne de deux crans à "A3".

 

La Slovaquie et la Slovénie sont, elles, sanctionnées par un abaissement de note d'un cran, à "A2", et Malte voit sa note abaissée d'un cran également, à "A3".

 

Moody's indique par ailleurs qu'elle envisage d'abaisser encore à moyen terme les notes des six pays dont elle vient de diminuer la notation de crédit.


Les autres commentaires - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 00:25

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Raisons d'Agir contre Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Plusieurs parents d'élèves n'auraient pas donné leur accord à cette sortie.

 
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Nicolas Sarkozy à Lavaur, le 7 février. (MICHEL EULER / POOL / AFP)

Nicolas Sarkozy à Lavaur, le 7 février. (MICHEL EULER / POOL / AFP)
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Mardi 7 février : Nicolas Sarkozy est en déplacement officiel à Lavaur, dans le Tarn. Sur le parvis de l'hôtel de ville, plus d'une centaine d'enfants agitent des drapeaux tricolores et s'écrient "Sarkozy, Sarkozy !".

Un tableau qui n'a pas été du goût de tous les parents d'élèves, rapporte "La Dépêche" le 11 février. "L'ALAE (Accueil loisirs associé aux écoles) a proposé aux enfants de sortir de l'école et d'aller voir le représentant de notre pays. On leur a donné un drapeau bleu blanc rouge et on leur a demandé de dire fort 'Vive Sarkozy!'. Je n'ai pas été prévenue de cette sortie impromptue", déplore une mère citée par le journal, selon lequel les parents d'au moins 12 enfants n'auraient pas été informés la venue de Nicolas Sarkozy.

 

Voir la vidéo de la venue de Nicolas Sarkozy à Lavaur : 

 


 

Les autres ont reçu une note annonçant que les enfants assisteraient "au passage du cortège présidentiel sur les allées Jean-Jaurès. Dans l'hypothèse où vous ne souhaiteriez pas que votre enfant participe à cette animation, veuillez le signaler à la direction de cette structure". Les petits ont finalement été conduits à l'intérieur du périmètre de sécurité, contrairement à ce qui avait été prévu.

 

"A la mairie, on explique que cette 'animation' a été faite au dernier moment et dans la précipitation, ce qui expliquerait que la demande soit inexacte et que certains parents ne l'aient pas eue dans les cartables", explique "la Dépêche".

 

Le Nouvel Observateur

Par Le Nouvel Observateur


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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 08:33

Par Gérard - Publié dans : Parti Socialiste, François Hollande, Ecologie - Communauté : Communauté Socialiste - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Le programme présidentiel 2012 de François Hollande
Le 27 mars 2012, François Hollande offre au public son programme 2012 comme candidat à l’élection présidentielle. Ce programme s’avère, à l’image de celui du PS, assez pauvre en idée, mais François Hollande est pour l’instant le seul de son parti à oser rivaliser avec le candidat fantôme Dominique Strauss-Kahn.

 

« Le rêve français » : un programme 2012 encore flou

Le pouvoir d’achat est « le grand thème 2012″ selon François Hollande, dont voici un extrait de programme :

  • Nouveau mode de calcul du SMIC en essayant de prendre en compte la croissance du pays
  • Réforme fiscale
  • Des assises de la démocratie pour travailler avec les partenaires sociaux
  • Plus de moyens dans l’éducation
  • Aide pour les jeunes issus des zones défavorisées à s’installer dans les provinces avec des exonérations patronales
  • Aide aux séniors pour garder leurs emplois

Interview de François Hollande par 20minutes.fr

A lire : L’interview de François Hollande dans 20minutes.fr

 

 

L’acte de candidature du 31 mars 2011

 

 

www. francois hollande .fr

www.francoishollande.fr

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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 08:00

Par Gérard - Publié dans : Musiques Clips Vidéos Concerts - Communauté : Toutes les musiques - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 07:12

Par Gérard - Publié dans : Parti Socialiste, François Hollande, Ecologie - Communauté : Communauté Socialiste - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

En usine ou « au cul des vaches », une visite de candidat en campagne doit abreuver les télés en belles images. Mais tout le monde s'ennuie et fait semblant.


François Hollande, pendant sa rapide visite guidée du site de Vaujours (Patrick Kovarik/Reuters)

 

Des artisans et des jeunes en reconversion sont en train de poser des plaques de Placo sur une construction témoin. On se croirait dans une émission de déco de M6.


Arrive François Hollande. Mains dans le dos, il regarde les matériaux. Il montre qu'il écoute les explications avec une attention infinie. On lui parle de laine de verre, et c'est comme si on venait de lui révéler que Mazarine Pingeot avait une sœur jumelle.

Puis, il passe le plat de la main sur les plaques d'isolation, les tapote, hasarde des questions techniques, comme un particulier face à l'entrepreneur venu refaire l'isolation de son appartement. Les caméras se régalent.

 

Une « décla » pas trop chiante

Le socialiste tente une métaphore autour des plaques :

« C'est pour m'isoler à l'égard de certaines pollutions, me rendre encore plus fort, invulnérable. C'est aussi pour protéger les Français de ce qui les menace, la crise. »

Soulagement des journalistes de presse écrite : ils ont « une décla[ration] », une phrase « pas trop chiante » à se mettre sous la dent.


Ce lundi, le candidat socialiste était à Vaujours, en Seine-Saint-Denis. En banlieue. Dans une usine. Qui produit des matériaux générateurs d'économies d'énergie. Tous les mots comptent.


La veille : salon de l'éducation. Le lendemain : salon Pollutec et bus de dépistage du sida.

La visite de terrain est un exercice obligé pour un candidat en campagne et François Hollande en effectue déjà plusieurs par semaine.

 

Des projecteurs dans l'usine

Dans ces visites, deux logiques s'affrontent :

 

  • celle du staff du candidat, qui aimerait que le système médiatique le suive dans son désir de raconter une histoire par jour et pas une autre ;
  • celle des journalistes, qui veulent toujours aller plus vite que la musique, voient des rapports de force partout, et ont tendance à surinterpréter chaque fait pour se convaincre (et convaincre les médias pour lesquels ils travaillent) qu'ils sont en train d'assister à un « moment » intéressant, qu'il « se passe » quelque chose – même quand leur corps entier trahit un terrible ennui.

Ce lundi après-midi, la bruine froide de novembre n'a pas aidé à tromper l'attente. Les journalistes sont partis du siège du PS depuis deux heures quand ils peuvent enfin pénétrer sur le site de Placoplâtre (groupe Saint-Gobain), dans un vaste hangar.

D'énormes rouleaux de cartons, qui servent à enrober le plâtre, sont empilés jusqu'au plafond. Des projecteurs et des haut-parleurs ont été disposés.


A 15h40, on fait entrer une centaine de salariés. Surtout des hommes. Ils portent des casquettes coquées. Quelques logos de la CGT. Un homme s'affiche FO. Ils se placent en ligne, très disciplinés. Ils ont des gilets de sécurité jaunes.

 

« Jetez pas de cacahuètes, hein ! »

Face à eux, derrière la barrière, sont parqués les journalistes.


A Vaujours, oranges et jaunes se font face (Mathieu Deslandes/Rue89)


De ce côté-là, les gilets de sécurité sont oranges – impossible de franchir la barrière sans être aussitôt repéré par le service d'ordre. Les oranges et les jaunes s'observent. Quelqu'un lance : « Jetez pas de cacahuètes, hein ! » Il y a quelques rires des deux côtés. On attend. Les oranges regardent souvent l'heure et se demandent ce qu'ils vont bien pouvoir tirer de cette visite. On tente quelques blagues sur le replâtrage de la campagne...

15h47 : casque de sécurité à la main, François Hollande, qui a eu droit à une rapide visite guidée, s'engage dans l'allée qui mène à l'endroit où nous sommes. Les dirigeants de Saint-Gobain et les élus du département qui l'entourent sourient avec application. Flashs en rafale.

François Hollande rejoint la zone des jaunes. Des dizaines de portables sont tendus à bout de bras. Autoportraits avec le candidat. Qui, bientôt, pose pour les photographes de presse.

Ils crient : « Le casque ! Le casque ! » François Hollande sourit. Ils insistent : « Le casque ! Le casque ! » François Hollande sourit plus fort. « Le casque ! » François Hollande coiffe son casque. Il est 15h49.

 

Une « société de sobriété énergétique »

Le service d'ordre autorise les caméras à franchir la barrière. Elles seules verront de près la séquence qui suit. On entend la voix d'Hollande dans un micro. Quelques mots sur l'industrie, l'environnement. « Vous intervenez sur le bâtiment pour qu'il soit le plus économe possible pour le client et pour l'énergie », fait-il mine d'expliquer aux salariés, qui étaient sans doute au courant.


Le matin même, LeMonde.fr avait diffusé une tribune dans laquelle François Hollande développait sa vision d'une « société de sobriété énergétique » :


« La priorité sera d'agir sur le bâti, qui absorbe près de 40% de la consommation d'énergie. La rénovation thermique aura, en outre, l'avantage de préserver le pouvoir d'achat des Français et d'offrir un gisement d'emplois considérable : plus de 150 000 d'ici à 2020. »

Il le redit ici, face aux caméras, dans le décor approprié.


François Hollande avec les salariés de Placoplâtre (Mathieu Deslandes/Rue89)


A 15h54, le micro est tendu à un salarié. Sa casquette porte les inscriptions « CGT » et « Manu ». Il pose une question polie sur les retraites. Quand il a fini, Claude Bartolone, le président du conseil général, lui étreint le bras en souriant. Un autre homme pose une question sur la pénibilité. François Hollande répond d'une voix automatique. A 15h59, « l'échange » est terminé.

 

« Monsieur le Président ! »

Les salariés font de nouvelles photos avec lui. Il tourne le dos aux photographes de presse. Qui tentent d'attirer son attention : « Monsieur Hollande ! Monsieur Hollande ! » Echec. Coup de coude d'un frisé à ses collègues, il a une idée : « Monsieur le Président ! Monsieur le Président ! » Le député de Corrèze se retourne immédiatement.


Je profite d'un moment de flottement pour discuter avec des salariés. Ils ont été prévenus le matin même et assurent qu'ils n'ont pas été sélectionnés :


« Ça s'est fait en fonction des présents sur le site. »


L'un d'entre eux rappelle que « Sarko était venu il y a trois ans ». Ils pensent que cette visite est plutôt flatteuse pour « l'industrie » / « notre entreprise » / « le 93 » et trouvent logique que les deux questions à Hollande aient été posées par des syndicalistes.

Et puis, très vite, jaunes et oranges sont priés de sortir par deux portes distinctes.

« J'aurai à évoquer cette question mercredi »


Elus et journalistes filent dans une salle de réunion pour une conférence de presse. Hollande suit. « Toute la presse est arrivée ? »


« Je peux répondre à vos questions sur ces sujets » (Mathieu Deslandes/Rue89)


Il revient sur sa visite, « toute l'après-midi », « de l''extraction jusqu'au produit fini », de ce « site leader mondial sur son produit ».


Il martèle le sens de ce déplacement : « affirmer l'enjeu de l'industrie et des économies d'énergie ». Dénonce la perte de « 750 000 emplois industriels en dix ans », aligne quelques grands principes de politique industrielle et parle avec gravité des chiffres du chômage. Puis :


« Je peux répondre à vos questions sur ces sujets ».

A une perche qui lui est tendue sur la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans le taux de chômage, il répond :

« Oui, le chiffre du chômage vient sanctionner hélas une politique, c'est le symbole de l'échec de ce Président sortant, de ce candidat sortant. »


Les médias audiovisuels sont contents.

 

Suit une exégèse de sa position sur le nucléaire. Ensuite, dès qu'une question s'écarte de son thème du jour, il esquive :


« J'aurai à évoquer cette question lors de mon déplacement mercredi à Bruxelles et dimanche à Berlin. »


Ne surtout pas prendre de risque. Sur un « merci à tous », il s'éclipse. Il est 17 heures. Son nom sera cité au JT.


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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 06:21

Par Gérard - Publié dans : Musiques Romance, Nostalgie, Tendresse - Communauté : Toutes les musiques - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 06:01

Par Gérard - Publié dans : Musiques Clips Vidéos Concerts - Communauté : Toutes les musiques - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 05:55

Par Gérard - Publié dans : Musiques Clips Vidéos Concerts - Communauté : Toutes les musiques - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 05:29

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Libre pensée politique - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Avant de voir ce lundi soir l'interview croisée de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à la télévision française, retour sur les réactions de la presse d'outre-Rhin à la « fixation allemande » du président français.

merkelsarko2.jpg


Du point de vue allemand, l'intervention télévisée du président français en direct de la prestigieuse salle des fêtes du palais de l'Elysée transformée en plateau de télé et retransmise sur plusieurs chaînes à la fois a de quoi impressionner. Mais ce qui a retenu l'attention de la presse allemande, c'est bien sûr la fixation présidentielle autour de l'Allemagne.

 

Peu ou prou Nicolas Sarkozy a fait près de 25 fois référence au voisin germanique. Pour le Rheinische Post de Düsseldorf, les choses sont claires : « Le combat électoral français sera allemand. »

 

 

Pot-pourri des références de Nicolas Sarkozy à l'Allemagne

Perfide, le quotidien rhénan estime que même si la référence incantatoire à l'Allemagne cadre avec l'envie de M.Sarkozy et de Mme Merkel « de donner l'impression qu'ils sont le tandem fort de l'Europe, [...] il n'a pas échappé à beaucoup de Français que le plus souvent – sur l'essentiel – c'est l'Allemagne qui indique la direction ».

 

Incohérences présidentielles

Le même journal avec beaucoup d'autres ont souligné que bien que le Président n'ait pas voulu confirmer clairement qu'il serait candidat, la veille, Hermann Gröhe, secrétaire général de la CDU, de passage à Paris, avait vendu la mèche en confirmant la participation de Mme Merkel à la campagne de M. Sarkozy.


Michaela Wiegel du conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, dans un article titré « Deutschland, Deutschland über Paris », a relevé une incohérence dans cette admiration du modèle allemand à propos des « accords de compétitivité », visant à revenir sur les 35 heures annoncés par le Président.

 

Alors que M.Sarkozy a assuré que si les syndicats devaient faire obstacle, ils seraient contraints par la loi, la journaliste mentionne qu'une telle démarche serait « complètement en contradiction avec la culture de négociation allemande ».

 

Thomas Hanke de la Handelsblatt, dans une analyse intitulée « Die Deutschland-Liebe des Monsieur Sarkozy », tire un peu la même conclusion que le Sipegel-online qui estime de son côté que « Sarkozy joue la carte de l'activisme ».

 

Ainsi, pour le quotidien économique, « Sarkozy est conscient du fait qu'il est le plus impopulaire des présidents de la Ve République », et ne pouvant pas compter sur une forte adhésion sur sa personne, il présente une description drastique de la situation avec un sous-entendu : « Moi vous me connaissez, croyez-vous vraiment que le socialiste Hollande ferait mieux ? » Pour le journaliste, « une stratégie risquée, non encore tentée par aucun politicien ».

 

A propos des non-dits, le même Thomas Hanke note aussi que M. Sarkozy n'a prononcé à aucun moment le nom de son principal concurrent. Il est vrai que le Président ne faisait que rendre la politesse à François Hollande qui, quelques jours auparavant, lors de son premier grand meeting de campagne, avait aussi complètement omis le nom du Président sortant.

 

Du côté des politiques, les réactions sont surtout venues de l'opposition autour de la décision d'introduire une taxe de 0,1% sur les transactions financières. En marge d'une réunion de dirigeant du SPD à Potsdam au lendemain de l'intervention de M.Sarkozy, Andrea Nahles, secrétaire générale du parti social démocrate, a saisi la balle au bond :

« L'Allemagne devrait, selon nous, apporter son soutien à l'initiative française. »


Sigmar Gabriel, à la tête du SPD, estime que le produit de cet impôt sera nécessaire pour initier une politique de croissance indispensable dans le contexte actuel.

 

Tout à son admiration pour notre voisin, le Président a même entamé une dithyrambe en souvenir du « premier ministre » socialiste Gerhard Schröder pour avoir institué la TVA sociale.


Les subversifs journalistes présents sur le plateau n'ont pas jugé opportun de rappeler que le chancelier de la coalition rouge-verte n'était pour rien dans l'affaire. L'augmentation de la TVA datant en fait de 2007, du temps de la grande coalition SPD-CDU sous la conduite de la chancelière Merkel.

 

Messages subliminaux

Les curieux de sémiologie visuelle auront peut-être remarqué qu'au-delà des mots, un message chromatique quasi-subliminal venait comme souligner le tropisme germanique du président français. En effet, en se penchant un peu, le téléspectateur pouvait voir sur son écran un joli drapeau allemand composé du bras gauche du costume de M.Sarkozy (noir), des rideaux rouges du décor et de la colonne dorée à droite de l'écran.


Un détail franco-allemand a échappé à la vigilance des commentateurs allemands. Quand M. Sarkozy, pour valoriser l'importance du lien franco-allemand, a mentionné que l'Hexagone était le premier client de la République fédérale, il a aussi rappelé que la France était le troisième fournisseur de son voisin. Cruelle vérité statistique : en 2007 au début du quinquennat de M. Sarkozy, la France était encore l'importateur numéro un en Allemagne...


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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 05:05

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Libre pensée politique - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

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Etrange phénomène paranormal vendredi à l’Elysée. Quand vous interrogez certains conseillers au sujet de l’entretien de Nicolas Sarkozy au Figaro Magazine, ils parlent comme si vous n’aviez rien compris à la prose présidentielle. On pointe que le chef de l’Etat évoque désormais la possibilité d’organiser un référendum sur les devoirs des chômeurs et on vous répond que la réforme de la formation professionnelle est un sujet «très important», qui sera bien au «cœur de la campagne». On souligne que le chef de l’Etat n’exclut pas le recours à un référendum sur les questions d’immigration, on vous répond que Sarkozy n’utilisera pas cette arme sur des sujets qui «clivent» les Français comme «l’éducation et l’immigration». Le signe, au minimum, d’un malaise au plus haut sommet de l’Etat. La confirmation en tout cas que la campagne du Président part dans une étonnante désorganisation.

 

Catapulté. «La réalité, c’est que Nicolas Sarkozy n’a associé aucun de ses conseillers sur la crédibilité technique de ses mesures. Il y est allé tout seul, épaulé du seul Patrick Buisson», décrypte un visiteur du Château. Ex-patron de Minute, actuel président de la chaîne Histoire, le très droitier Patrick Buisson a longtemps attendu son heure. Le voilà catapulté en grand stratège du début de campagne. Que dit cet amoureux des chants grégoriens et de Ferdinand Céline ? D’abord, puisque le FN a délaissé ses thèmes traditionnels de campagne (sécurité et immigration), qu’il y a un espace à prendre. Ensuite, que les Français, notamment des classes populaires, sont exaspérés par la question de l’assistanat, notamment, auprès des populations immigrées. D’où la double initiative référendaire de Sarkozy.

 

«Cela fait deux ans que Buisson veut son référendum sur les immigrés, il l’a eu», se désole une source gouvernementale. C’est d’autant plus curieux que Sarkozy a répété, à l’occasion de ses différentes sorties télévisées, que «la France a été réformée sans violence» et que les «organisations syndicales ont fait preuve de responsabilité». Et, d’un seul coup, le voilà qu’il dégoupille la grenade de la consultation populaire. Vendredi, Franck Louvrier, le porte-parole de l’Elysée, tentait de tempérer un peu la portée de l’interview-programme : «Ce n’est qu’un échantillon, quand Sarkozy deviendra candidat, il y aura des propositions tous les jours.»


«Contresens». Quoi qu’il en soit, c’est la défaite de ceux qui, à l’Elysée et au gouvernement, défendaient une campagne centrée sur des thèmes économiques et sociaux. Un poids lourd de l’Elysée confiait il y a plusieurs semaines : «Ce serait un contresens de vouloir parler d’immigration alors que la situation économique va mal. Les vrais sujets pour les Français sont l’emploi et le pouvoir d’achat.» Un ministre du premier cercle, il y a quinze jours : «Le régalien, ce n’est pas le problème. On a un vrai bilan. Aujourd’hui, le cœur, c’est l’économie, l’emploi.» Le secrétaire général de l’Elysée, Xavier Musca, grand coordinateur des questions économiques et sociales, paierait aujourd’hui son pessimisme congénital. «Sarko n’a pas besoin de cela en ce moment», souffle un visiteur. D’où le recours à Emmanuelle Mignon (lire ci-contre). A une semaine d’une possible entrée en campagne, tout cela témoigne d’une invraisemblable improvisation.


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  • Quelle affaire gigantesque pour le titre que j'ai choisi, il correspond bien à ma vie que j'ai menée sans jamais prendre le temps de me poser quelque part. C'est certain, a 60 ans, même si j'ai bien vécu, j'ai soif de connaissances.
  • 08/11/1951
  • Célibataire

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