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Sarkozy la grande manipulation

 

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 05:50

Par Gérard - Publié dans : Passions Amours et Amitié, Sensualités - Communauté : amouramitie - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

 


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 05:42

Par Gérard - Publié dans : Musiques Romance, Nostalgie, Tendresse - Communauté : amouramitie - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

 


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 05:35

Par Gérard - Publié dans : UMP MODEM FRONT NATIONAL - Communauté : Communauté Socialiste - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

 


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 05:31

Par Gérard - Publié dans : Parti Socialiste, François Hollande, Ecologie - Communauté : Communauté Socialiste - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

 


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 05:23

Par Gérard - Publié dans : Parti Socialiste, François Hollande, Ecologie - Communauté : Humour du jour - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

 


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 05:06

Par Gérard - Publié dans : Gouvernement - Ministres et Secrétaires , Sénat - Communauté : Humour du jour - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Vendredi dernier, alors que la ministre de l'Apprentissage se rendait dans le sud de Paris, (chez elle) un motard de son escorte a violemment renversé un piéton qui traversait.

Le jeune homme vient de sortir du coma. Tous les détails avec Planet.fr.
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En fin de semaine dernière, Nadine Morano se rendait à l'aéroport de Villacoublay, dans le sud de Paris, escortée par deux motards de la police. Alors que le cortège empruntait une avenue en sens inverse dans le XIVe arrondissement, avec sirène et gyrophare, un jeune homme qui traversait la rue a été violemment renversé par l'un des deux motards.

 

Victime d'un traumatisme crânien, le jeune homme n'est sorti du coma que dimanche. Il ne serait plus en danger. Un témoin de l'accident raconte au Parisien que "le choc a été très violent ! Le piéton est resté immobile, couché au sol. Le motard s'est relevé immédiatement, visiblement pas blessé, pour aller porter secours à sa victime".

 

"Je n'ai jamais demandé qu'on accélère"
Une enquête a été ouverte et le motard entendu. Le rapport devrait être rendu dans les prochains jours afin de faire la lumière sur cet accident, mais il semblerait que le jeune homme n'ait pas entendu les sirènes car il portait un casque audio.

 

Nadine Morano s'est exprimée sur le sujet dans l'Est Républicain ce mercredi : "La circulation était dense quand un des deux motards a percuté un piéton qui traversait en courant, écouteurs sur les oreilles, ce qui l'a empêché d'entendre la sirène." La ministre de l'Apprentissage tient d'ailleurs à signaler qu'elle n'a "jamais demandé qu'on accélère à aucun moment sur le trajet de l'aéroport" et affirme avoir rendu visite au jeune homme à l'hôpital.

 

Depuis l'accident, beaucoup d'internautes se sont emparés de l'histoire. Notamment l'humoriste Stéphane Guillon qui écrit sur son compte Twitter :  

 

"Danger de mort ! Amis piétons qui êtes sur Twitter. Demandez tous à Morano où elle va rouler demain pour éviter le secteur !" La ministre n'a pas tardé à lui répondre : "Ah si on pouvait rouler sur votre bêtise, cela ferait du bien quelquefois".


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Nouvelle hausse record du nombre de chômeurs en France, selon les chiffres du ministère du Travail : 29.700 de plus en décembre. Sur l'ensemble de l'année, le nombre de chômeurs a crû de 152.000, pour s'établir à 2.874.500 fin 2011. Si l'on ajoute ceux qui travaillent un peu, on arrive à 4,2 millions de demandeurs d'emploi en France.

Le chômage au plus haut 

Un nouveau (triste) record. Plus de quatre millions de chômeurs en France fin 2011, 4.270.700 exactement. Et même 4.537.800 si l'on ajoute les chiffres de l'outre-mer. Un chiffre en hausse de 5,6% sur un an. La dernière livraison de chiffres, publiée par le ministère du Travail, celle de décembre, permet de dresser le bilan de l'année 2011.

En décembre donc, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (ceux à la recherche d'un emploi, immédiatement disponibles) a augmenté de 1% en décembre, à 2.874.500. Si l'on ajoute les catégories B et C (ceux qui travaillent à temps partiel tout en étant à la recherche d'un emploi), la hausse est de 0,6%, et grimpe donc à plus de 4 millions.

 

Inégalités selon l'âge et le sexe

Dans le détail, sur un an, le nombre de chômeurs de moins de 25 ans augmente de 2,5%. Celui des demandeurs  âgés de 25 à 49 ans est en hausse de 3,5%, et celui de ceux âgés de plus de 50 ans bondit de 15,5%.

Les hommes sont moins touchés que les femmes : le chômage des hommes croît de 4,1%, celui des femmes de 7%.

Enfin, le nombre d'offres d'emploi est à l'avenant : collectées par Pôle Emploi, elles ont baissé de 5,5%.


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Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a augmenté de 1% en décembre, prolongeant la série de mauvais chiffres.

 

Par LIBÉRATION.FR

En décembre, 29 700 personnes supplémentaires n'exerçaient aucune activité professionnelle. (Photo Philippe Huguen. AFP)

 

Le chômage a poursuivi sur sa lancée, en décembre, avec une augmentation de 1% du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A par rapport au mois précédent (en métropole). Soit 29 700 personnes supplémentaires n'exerçant aucune activité professionnelle. Sur un an, ce chiffre a augmenté de 5,6%, soit 152 000 personnes, deux fois plus qu'en 2010.

 

En incluant les personnes ayant une activité partielle (catégories B et C), le chômage a crû de 0,6% entre novembre et décembre 2011. Plus de 4,2 millions de demandeurs d'emplois sont inscrits dans les trois premières catégories.

 

 

Les catégories D et E, concernant les chômeurs bénéficiant d'une formation, d'un stage ou d'un emploi aidé, augmentent respectivement de 2,3% ou de 2,1%. Ce qui peut indiquer une augmentation du recours à ces dispositifs de la part des pouvoirs publics, ou une conséquence de l'augmentation du nombre de plans sociaux, accompagnés de dispositifs publics de reconversion.

 

La hausse a particulièrement touché les plus de 50 ans, qui sont 2% de plus en catégorie A (16% sur un an). Ils représentent plus de 20% des inscrits à Pôle Emploi. Les moins de 25 ans sont aussi plus concernés que la moyenne : +1,3% sur le mois.

 

La hausse concerne de manière égale les chômeurs de courte et de longue durée (+0,6%).

Les fins de contrats précaires (CDD ou intérim) représentent toujours le premier motif d'inscription à Pôle Emploi, avec près d'un tiers des cas. Bien moins importants en nombre, les licenciements économiques bondissent néanmoins de 5,7%, de mauvais augure après les +11% du mois précédent.


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 04:33

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Journalistes et clubs presse - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

EnquêteAprès les «confidences» de Nicolas Sarkozy à Cayenne devant la presse, des journalistes étrangers racontent leurs propres pratiques.

 

Par CHARLOTTE ROTMAN

Nicolas Sarkozy à Paris le 5 mars 2008. (Photo François Mori. Reuters)

 

Si Barack Obama avait confié ses états d’âme en pleine campagne électorale à des journalistes sous le sceau du secret, ses propos se seraient-ils retrouvés dans la presse? Sarkozy qui fait jurer de respecter le «off» à un groupe de journalistes lors d’un voyage présidentiel, ou Manuel Valls avant le meeting de François Hollande, dimanche, qui briefe les journalistes en lâchant: «C’est du off pour publication»… C’est à s'y perdre.


Cette pratique, qui consiste notamment à recueillir des propos qu’on s’engage à ne pas citer, est parfois vue comme le symptôme d’une connivence entre journalistes et politiques. Le off (pour off the record), ça se respecte? Ça se crame? Comment font les journalistes étrangers?

 

En poste en France depuis 2005, Stefan Simons en est à sa deuxième campagne présidentielle. Il est clair: «Le off? Ça n’existe pas.» Pour ce correspondant du Spiegel online, en France, «personne ne s’y tient et tout le monde le sait». «Les politiques disent faire des confidences mais ils savent que leurs propos feront leur apparition à un moment ou à un autre»… Il n’y a donc pas de «transgression» quand on publie des propos.

 

Pour lui, quand le président français, «un pro des médias», parle «non en tête-à-tête avec un journaliste, mais avec quinze, tous un stylo à la patte», cela relève bel et bien d’une «stratégie». En Allemagne, précise-t-il, il y a «d’autres règles du jeu». Et beaucoup d’autosurveillance du milieu médiatique. A Berlin, les conférences de presse sont organisées dans un espace dévolu (Haus der Bundespressekonferenz): ce sont les politiques qui répondent à l’invitation des journalistes, et non l’inverse. «C’est important car ce n’est pas l’homme politique qui sélectionne ceux à qui il va s’adresser.»


Cela n’empêche pas de pratiquer différents niveaux de off, tout à fait tolérés par le métier: notamment pour nourrir la compréhension du journaliste qui n’utilisera pas, alors, de citations ou de guillemets. Ni de garder certaines informations sous le coude. «Kohl a eu pendant trente ans une relation avec sa secrétaire, tous les journalistes le savaient, on ne l’a pas écrit, on s’en fichait.» Aujourd’hui, ce serait peut-être différent: «Les vies privées et publiques sont plus poreuses.»


Aux Etats-Unis, les pratiques du off sont différentes. «Plus cadrées», explique un journaliste américain en poste à Paris. «Quand je suis arrivé ici, on me disait "c’est du off", moi je disais "d’accord, d’accord", et je gardais l’info pour moi. Je n’avais pas compris qu’en fait, ceux qui me disaient ça voulaient que leurs propos soient rapportés.»


Dans les grands titres américains, on respecte totalement le off qui alimente le «deep background»: l’info doit servir au journaliste pour le guider, améliorer sa compréhension ou creuser son enquête. C’est le modèle, mythique, de l’affaire du Watergate, révélée par Bob Woodward et Carl Berstein, du Washington Post. «On parle à quelqu’un mais cette conversation ne sera pas reproduite, cette personne ne sera pas citée, ni son organisation», poursuit ce journaliste. «Pour nous, la notion d’anonymat doit être au service de l’information. La pratique du off sert à ça.» A ses yeux, en France, le off sert davantage à l’émetteur qui bénéficie alors d’une expression plus libre.

 

«En France, la presse a l’habitude de laisser parler:"Vous me dites ce que vous voulez, je ne vous citerai pas" En Amérique, un leader politique s’engage de telle manière qu’il s’attend à ce que sa parole soit publique, à tout moment. Peu se permettent de faire des blagues à la Hortefeux sur les Auvergnats, ou, tout simplement, de se relâcher. Cela donne moins de matière au «off», et rétrécit les «confidences».

 

En tout cas, un journaliste américain n’utiliserait pas des «trucs» comme de mettre des propos présidentiels dans la bouche de conseillers, ou dans l’entourage du chef de l’Etat. «Ce serait présenter une fiction comme une vérité, c’est-à-dire mentir.» Mais, pour lui, si Obama s’était livré comme Sarkozy –hypothèse bien improbable à ses yeux– et avait demandé le secret, cet accord aurait été respecté. «On ne trahit pas le off comme ça.» Peut être parce qu’il est moins utilisé comme une arme de communication politique.

 

C’est ce à quoi les journalistes français sont confrontés, sous la pression de Sarkozy, pense Angélique Chrisafis, correspondante du Guardian, à Paris. «Sarkozy en joue énormément, cela fait partie de sa stratégie médiatique. Et cela met les journalistes français mal à l’aise.» D’après elle, en Grande-Bretagne, ce genre de propos dits par Cameron, avec un contenu «intéressant», aurait été publié «tout de suite». Sans états d’âme. Ceci dit, Cameron ne fait pas pratiquement pas de off, alors que cela était une pratique régulière –abolie par Blair et ses spin doctors. «A l’âge de Twitter, il y a une trop forte probabilité pour que tout sorte


La journaliste du Guardian souligne aussi que les Britanniques, en pleine enquête sur l’affaire Murdoch, ont aussi des choses à clarifier. Mais ils respectent strictement certaines règles«Par exemple, nous faisons très peu d’interviews questions-réponses, et il n’y a jamais de relecture: c’est une régle écrite. Ainsi le journaliste garde la main.» Et… la confiance du lecteur.

 

En Italie, pense, Anais Ginori, grand reporter à la Repubblica et régulièrement correspondante à Paris, «le off finit en on». Dans son quotidien, c’est la tendance: «Tout ce qu’on sait, on est invité à le mettre dans le journal: le journaliste doit reverser ce qu’il a dans son carnet dans un article.» C’est d’autant plus vrai que la concurrence est exacerbée: «Si tu le gardes pour toi, d’autres vont en parler.» «C’est aussi une évolution depuis les années 90, précise-t-elle, qui ont vu se multiplier les papiers politiques sur les coulisses, les rencontres informelles» décrivant l’arrière-scène politique.

 

Elle trouve les journalistes italiens «plus divisés» sur l’usage du off que les Français, chez qui elle décèle «un plus grand consensus» pour le respecter. En Italie il y a un côté plus «Far West», décrypte-t-elle, mais c’est aussi dû aux années Berlusconi, à son système politique très agressif et au mélange des genres.


Les habitudes de la presse ont également évolué sous l’impulsion d’Augusto Minzolini, un journaliste qui a fait carrière en brûlant les off de la vie parlementaire . On l’appelait «le Squalo», le requin, «au début il a surpris tout le monde, c’était comme un hold-up journalistique». Aujourd’hui, c’est devenu un genre: le «minzolinismo».


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 04:28

Par Gérard - Publié dans : Parti Socialiste, François Hollande, Ecologie - Communauté : Communauté Socialiste - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Sondage

Le candidat socialiste gagne 2 points au premier tour dans la dernière livraison de l'institut CSA, réalisée après le meeting du Bourget.


François Hollande au Bourget dimanche. (Photo Benoit Tessier. Reuters)

 

François Hollande (31%) creuse l'écart face à Nicolas Sarkozy (25%) dans les intentions de vote au premier tour de la présidentielle, tandis que François Bayrou (15%) se rapproche de Marine Le Pen (17%), selon un sondage CSA pour BFMTV, 20 minutes et RMC.


Le candidat socialiste gagne ainsi deux points depuis la précédente enquête des 9 et 10 janvier tandis que le chef de l'Etat sortant en cède 1. Marine Le Pen perd deux points. François Bayrou est en hausse de deux points.

Jean-Luc Mélenchon (9%) progresse de deux points.


Loin derrière suivent Eva Joly (2%, inchangé), Dominique de Villepin (1%, -2 points), Nathalie Arthaud, Philippe Poutou, Jean-Pierre Chevènement, Corinne Lepage, Hervé Morin, Christine Boutin et Nicolas Dupont-Aignan, moins de 0,5% des voix chacun.

Au second tour, François Hollande l'emporterait par 60% des voix, en hausse de 3 points en deux semaines, contre 40% pour Nicolas Sarkozy (-3).


43% des personnes interrogées prévoient la victoire de François Hollande, 23% celle de Nicolas Sarkozy, et 22% celle d'un autre candidat. 12% ne se prononcent pas.

Par ailleurs, selon ce sondage effectué au lendemain du discours du Bourget, 60% des Français jugent que le candidat socialiste fait une "bonne campagne", 32% répondant une "mauvaise campagne". En termes de crédibilité, il est le plus convaincant quand il parle de la réduction des inégalités sociales (52%), puis l'école et l'éducation (46%), la sécurité, et les problèmes des gens (41% ex-aequo).


Concernant ses propositions, le retrait des troupes d'Afghanistan d'ici fin 2012 reçoit 84% d'opinions favorables. La création d'une tranche d'impôts supplémentaire pour les plus aisés et l'obligation pour les banques de séparer opérations de crédit et spéculation sont également largement approuvées (79% d'opinions favorables chacune). Seule l'instauration du droit de vote des étrangers aux élections locales est majoritairement refusée avec 57% d'opinions défavorables (40% de favorables).


L'intérêt pour la campagne est en hausse, 73% des Français se déclarant intéressés, en hausse de 7 points par rapport à la précédente enquête.


Sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 janvier auprès d'un échantillon national représentatif de 1.011 personnes âgées de 18 ans et plus, dont ont été extraites 898 personnes inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas.

Notice complète consultable auprès de la commission nationale des sondages.


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 04:22

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Raisons d'Agir contre Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

 

Auteur du feuilleton à succès Chronique du règne de Nicolas Ier (Libération des 14-15 janvier) chez Grasset, Patrick Rambaud est ravi d’apprendre que «sa Majesté» envisage de quitter le monde politique. «Il nous annonce qu’on n’entendra plus parler de lui, ce qui me comble. Hier matin, à la télévision, François Hollande, interrogé sur les confidences de Sarkozy, a répondu, avec un petit sourire moqueur : "Je n’ai pas encore lu le Monde, mais Nicolas Sarkozy lit des rapports bien informés." On...


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 04:18

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Raisons d'Agir contre Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

 

Politiques Hier à 0h00

Sarkozy défaitiste ? Un truc de off !

RécitAu cours de confidences livrées en Guyane à des journalistes, le chef de l’Etat a évoqué son possible échec à la présidentielle. Non sans arrière-pensées politiques.

Par GRÉGOIRE BISEAU

Nicolas Sarkozy en visite en Guyane, à Twenke, le 21 janvier 2012. (Photo Philippe Wojazer. AFP)

«L'aiguille, il faut savoir la retirer progressivement.» Ce samedi soir, sous le carbet de la magnifique demeure du préfet de Guyane, Nicolas Sarkozy, entouré d’une dizaine de journalistes, parle depuis déjà deux bonnes heures. L’aiguille ? Celle du «shoot» de la politique. Cette drogue dure pour laquelle on est prêt à donner sa vie. Et aussi à s’y perdre. Le chef de l’Etat fait alors le geste de celui qui retire la seringue de son bras droit, comme pour une intraveineuse. Oui, s’il perd, il...


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 04:14

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Raisons d'Agir contre Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Devant des journalistes, dimanche en Guyane, le chef de l'Etat a envisagé une possible défaite. «C'est à lui d'y réfléchir, de regarder la situation comme elle est», lui conseille Bayrou. Mélenchon, lui, «parle de spirale dépressive».

 

Par LIBÉRATION.FR

Nicolas Sarkozy, à Cayenne, le 21 janvier. (Photo Lionel Bonaventure. Reuters)

 

Sarkozy changerait de vie s'il perd, mais reste convaincu de sa victoire.
Nicolas Sarkozy a confié à des journalistes qui l'interrogeaient qu'il arrêterait la politique en cas d'échec à la présidentielle, tout en s'affirmant convaincu d'être en mesure de l'emporter.
Lors de son déplacement en Guyane ce week-end, le Président s'est livré à une longue discussion avec des journalistes, dont une de l'AFP, en précisant à plusieurs reprises que ses propos n'étaient pas destinés à être publiés. Mais ils ont été dévoilés par plusieurs médias.
Au cours de cette discussion à bâtons rompus, on lui a demandé ce qu'il ferait, en cas d'échec, s'il arrêterait la politique. Il a répondu : «Oui, j'en ai la certitude. J'ai 56 ans, je fais de la politique depuis trente-cinq ans, j'ai un métier [il est avocat, ndlr], je changerai complètement de vie, vous n'entendrez plus parler de moi si je suis battu.»

«Je fais ça pendant cinq ans et je pars faire du fric»

Des propos qui peuvent paraître étonnants, mais qui ne sont pas nouveaux dans la bouche de Nicolas Sarkozy. En 2005, avant sa victoire à la présidentielle de 2007, il avait dit peu ou prou la même chose à des journalistes lors d'un déplacement.
En 2008, il avait expliqué qu'il ne ferait pas de second mandat, mettant également en avant son métier d'avocat. «Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric», avait-il dit, selon le Point à l'époque. Une façon pour le Président de démontrer que la politique n'est pas toute sa vie, contrairement à ses prédécesseurs.
«Mais on en a encore pour cinq ans ensemble  a-t-il aussi dit en Guyane, lui qui n'aime rien tant que brouiller les cartes.
Et d'ajouter : «Vous n'imaginez pas la passion, la lucidité dans ce pays. Vous allez être surpris. Ils (les Français) savent qui ment. Le maître-mot de la campagne, ce sera authenticité.»
Pour lui, «les Français ne sont pas encore entrés dans la campagne». Et de relever que «le taux des Français qui déclarent avoir un avis formé est faible, incroyable».

«Je trouve raisonnable qu'il envisage la défaite»

La faute à «la crise», selon Sarkozy, qui confie également être «surpris, mais pas choqué», par les commentaires peu élogieux dont il est parfois gratifié dans la presse. «L'excès de caricature est mieux que l'interdiction de caricature», a-t-il répété, ajoutant : mais «on n'est pas obligé d'être méchant».
Peut-être. Mais cela n'a pas empêché Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, de conseiller Sarkozy, «entré dans une spirale dépressive», d'envisager «sérieusement» la défaite.
«Il est entré dans une spirale dépressive et peut-être la droite va penser a lui trouver un successeur, ça s'est déjà produit», a-t-il dit aux médias après une rencontre avec des salariés d'Alstom et General Electric à Belfort.
«Je trouve raisonnable qu'il envisage la défaite, et même je lui conseille de l'envisager sérieusement. Ce qu'on ne sait pas, c'est qui va la lui infliger», a-t-il conclu.

François Bayrou, candidat MoDem à la présidentielle, avait auparavant jugé «compromise» la situation de Nicolas Sarkozy, même si pour lui «ce n'est pas le sujet principal».

Interrogé par RTL sur des affirmations de presse, selon lesquelles le président sortant aurait évoqué une possible défaite, le député béarnais a répondu : «La situation pour Nicolas Sarkozy, tout le monde voit bien qu'elle est compromise. Alors c'est à lui d'y réfléchir, de regarder la situation comme elle est.»

Le centriste a par ailleurs réaffirmé son désaccord avec l'analyse de François Hollande faisant du «monde de la finance» son adversaire principal. «Ça revient à dire que les problèmes que nous rencontrons ne sont pas de notre faute, ils viennent de l'extérieur, d'un monde qui n'est pas celui que nous voudrions», a analysé le président du Mouvement démocrate.

Pointant «la production en France», il a assuré : «Cette perte de la production, elle ne vient pas du monde extérieur, elle vient de décisions que nous avons prises chez nous. C'est nous qui sommes responsables des difficultés de notre pays. Et, si nous recommençons une fois de plus à les éluder et à avoir un discours politique qui cherche des responsabilités extérieures et mystérieuses, nous ne trouverons pas la réponse à ces questions

(AFP)


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 04:14

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Raisons d'Agir contre Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

Devant des journalistes, dimanche en Guyane, le chef de l'Etat a envisagé une possible défaite. «C'est à lui d'y réfléchir, de regarder la situation comme elle est», lui conseille Bayrou. Mélenchon, lui, «parle de spirale dépressive».

 

Par LIBÉRATION.FR

Nicolas Sarkozy, à Cayenne, le 21 janvier. (Photo Lionel Bonaventure. Reuters)

 

Sarkozy changerait de vie s'il perd, mais reste convaincu de sa victoire.
Nicolas Sarkozy a confié à des journalistes qui l'interrogeaient qu'il arrêterait la politique en cas d'échec à la présidentielle, tout en s'affirmant convaincu d'être en mesure de l'emporter.
Lors de son déplacement en Guyane ce week-end, le Président s'est livré à une longue discussion avec des journalistes, dont une de l'AFP, en précisant à plusieurs reprises que ses propos n'étaient pas destinés à être publiés. Mais ils ont été dévoilés par plusieurs médias.
Au cours de cette discussion à bâtons rompus, on lui a demandé ce qu'il ferait, en cas d'échec, s'il arrêterait la politique. Il a répondu : «Oui, j'en ai la certitude. J'ai 56 ans, je fais de la politique depuis trente-cinq ans, j'ai un métier [il est avocat, ndlr], je changerai complètement de vie, vous n'entendrez plus parler de moi si je suis battu.»

«Je fais ça pendant cinq ans et je pars faire du fric»

Des propos qui peuvent paraître étonnants, mais qui ne sont pas nouveaux dans la bouche de Nicolas Sarkozy. En 2005, avant sa victoire à la présidentielle de 2007, il avait dit peu ou prou la même chose à des journalistes lors d'un déplacement.
En 2008, il avait expliqué qu'il ne ferait pas de second mandat, mettant également en avant son métier d'avocat. «Je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric», avait-il dit, selon le Point à l'époque. Une façon pour le Président de démontrer que la politique n'est pas toute sa vie, contrairement à ses prédécesseurs.
«Mais on en a encore pour cinq ans ensemble  a-t-il aussi dit en Guyane, lui qui n'aime rien tant que brouiller les cartes.
Et d'ajouter : «Vous n'imaginez pas la passion, la lucidité dans ce pays. Vous allez être surpris. Ils (les Français) savent qui ment. Le maître-mot de la campagne, ce sera authenticité.»
Pour lui, «les Français ne sont pas encore entrés dans la campagne». Et de relever que «le taux des Français qui déclarent avoir un avis formé est faible, incroyable».

«Je trouve raisonnable qu'il envisage la défaite»

La faute à «la crise», selon Sarkozy, qui confie également être «surpris, mais pas choqué», par les commentaires peu élogieux dont il est parfois gratifié dans la presse. «L'excès de caricature est mieux que l'interdiction de caricature», a-t-il répété, ajoutant : mais «on n'est pas obligé d'être méchant».
Peut-être. Mais cela n'a pas empêché Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, de conseiller Sarkozy, «entré dans une spirale dépressive», d'envisager «sérieusement» la défaite.
«Il est entré dans une spirale dépressive et peut-être la droite va penser a lui trouver un successeur, ça s'est déjà produit», a-t-il dit aux médias après une rencontre avec des salariés d'Alstom et General Electric à Belfort.
«Je trouve raisonnable qu'il envisage la défaite, et même je lui conseille de l'envisager sérieusement. Ce qu'on ne sait pas, c'est qui va la lui infliger», a-t-il conclu.

François Bayrou, candidat MoDem à la présidentielle, avait auparavant jugé «compromise» la situation de Nicolas Sarkozy, même si pour lui «ce n'est pas le sujet principal».

Interrogé par RTL sur des affirmations de presse, selon lesquelles le président sortant aurait évoqué une possible défaite, le député béarnais a répondu : «La situation pour Nicolas Sarkozy, tout le monde voit bien qu'elle est compromise. Alors c'est à lui d'y réfléchir, de regarder la situation comme elle est.»

Le centriste a par ailleurs réaffirmé son désaccord avec l'analyse de François Hollande faisant du «monde de la finance» son adversaire principal. «Ça revient à dire que les problèmes que nous rencontrons ne sont pas de notre faute, ils viennent de l'extérieur, d'un monde qui n'est pas celui que nous voudrions», a analysé le président du Mouvement démocrate.

Pointant «la production en France», il a assuré : «Cette perte de la production, elle ne vient pas du monde extérieur, elle vient de décisions que nous avons prises chez nous. C'est nous qui sommes responsables des difficultés de notre pays. Et, si nous recommençons une fois de plus à les éluder et à avoir un discours politique qui cherche des responsabilités extérieures et mystérieuses, nous ne trouverons pas la réponse à ces questions

(AFP)


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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 04:10

Par Gérard - Publié dans : Nicolas, Paul, Stéphane Sárközy de Nagy-Bócsa - Communauté : Pour la démission de Sarkozy - Votre opinion sur le sujet si vous avez le temps

BEST OFAlors que Nicolas Sarkozy la joue détaché et envisage une reconversion, Libération lui facilite la tâche en lui présentant dix destins d'ex-chefs d'Etat.

Par CHRISTIAN LOSSON, FLORENT LATRIVE

(Photos Reuters)

 

Nicolas Sarkozy se sent d'humeur à tirer un trait, un jour, dans trois mois ou dans cinq ans, sur la politique... Les pistes ne manquent pas. Libération lui donne l'occasion d'éviter le passage par la case Pôle Emploi avec une liste de boulots clés en main, inspirés des parcours de dix chefs d'Etat. Il revendique son goût pour l'argent? Pas de souci: la plupart des ex n'en manquent pas. Il se verrait bien ne travailler que du mardi au jeudi soir? Là, pour le coup, cela s'annonce plus difficile. La plupart des chefs d'Etat se révèlent hyperactifs et toujours très impliqués dans les affaires du monde... Il cauchemardait de se retrouver quelque part entre VGE-Chirac ou Bush? Pas de chance, nous les avons subjectivement virés de notre listing: trop collés-serrés, trop affectifs. Petite revue de profils (non exhaustive) sur la façon dont Sarkozy pourrait «jouer» son après-Elysée. Dès mai 2012? Ou après 2017?

 

Humanitaire, comme Jimmy Carter, 86 ans

(Jimmy Carter à Cuba en 2011. Photo Enrique De La Osa. Reuters)

 

Un après, comme c'était le cas... avant. Sa vie après la Maison-Blanche s'est faite dans la continuité: une sorte d'antirupture. A-t-il, au fond, été meilleur post-Président que Président? Après tout, Time Magazine l'a bien sacré «meilleur ex-président des Etats-Unis» en 1989... Reste que le démocrate a remis les droits de l'homme au cœur de la politique américaine à partir de 1977, lorsqu'il succède au Républicain Gerald Ford et à sa realpolitik dans la lignée de Nixon. Chahuté sur le plan intérieur, il a marqué ses quatre ans de présidence par quelques actes forts: accords de Camp David, traité Salt II de réduction des armements stratégiques par l'URSS ou encore rétrocession du canal de Panama. Ejecté par Reagan en 1981, il joue depuis le Superman de la paix mondiale, sans hésiter à tacler son pays comme il l'a fait en critiquant les guerres en Irak. Avec sa fondation, on le voit parcourir le monde comme observateur de scrutins (Nicaragua, Ethiopie, Haïti...). En 1994, il dénoue un conflit avec la Corée du Nord et joue un rôle dans la signature de la paix en Bosnie. Quelques temps plus tard, il planche sur l'éradication d'un ver en Guinée. Un parcours récompensé par le Prix Nobel de la paix en 2002... Et par, cinq ans plus tard, une place dans le «The Elders», groupe de vieux sages impulsé par Nelson Mandela...

 

Opportuniste, comme Jose Maria Aznar, 59 ans

(Jose Maria Aznar à Madrid en 2007. Photo Andrea Comas. Reuters)

 

On a plus parlé de lui pour ses femmes réelles –ou supposées– que de sa vie après le pouvoir. De l'ex-chef du gouvernement espagnol (1996-2004), on a évoqué une hypothétique liaison avec Rachida Dati, comme on s'est attardé sur les déboires de sa femme, Ana Botella, parachutée à la mairie de Madrid avec la victoire des conservateurs. Qu'est donc devenu ce fils d'un journaliste proche de Franco? Il l'a jouée en deux temps. Un, comme tous les autres chefs d'Etat ou de gouvernement: faire la tournée de la planète en abreuvant de ses pensées ceux prêts à débourser près de 30000 euros (c'est moins que Clinton) pour l'écouter; récupérant, en 2004, un poste à la Georgetown University de Princeton. Deux: comme beaucoup d'autres (mais pas tous), il a joué le conseillers de fonds spéculatifs ou de groupes immobiliers et énergétiques. Comme Sarkozy, qui s'est toujours passionné pour les médias et la presse, Aznar officie aussi désormais comme président du conseil d'administration de News corp., la firme du magnat Rupert Murdoch. Au cœur de l'info? Pas vraiment. Aznar s'est ainsi notamment illustré, en octobre 2008, pour avoir nié l'existence du changement climatique, «une nouvelle religion» guère au goût de ce catholique pratiquant.

 

Fidèle, comme Lula, 66 ans

(Luiz Inacio Lula da Silva à Brasilia en 2012. Photo Marcelino Ueslei. Reuters)

 

Evidemment, ça va être chaud patate pour suivre ce modèle. Déjà, il reste peu de temps à Nicolas Sarkozy pour être, comme le chef d'Etat du Brésil de 2003 à 2011, classé comme le dirigeant le plus influent du monde par Time, en 2010. Ensuite, il faudrait une baguette magique pour qu'il termine son mandat à près de 70% de popularité. L'ex-ouvrier metallo devenu syndicaliste et fondateur du Parti des travailleurs n'a pas pu se représenter. Il a donc joué les tremplins pour Dilma Rousseff. Depuis, Lula, en dépit d'un cancer du larynx (dont il a anticipé les effets de la chimiothérapie en se rasant les cheveux), sillonne la planète pour recevoir des prix, des distinctions (docteur honoris causa de Sciences Po à Paris, prix Lech Walesa en Pologne, etc.).

Bien sûr, il s'offre quelques sorties comme conférencier international, comme l'a rappelé L'Express, à 200 000 dollars le cacheton: Microsoft, Tetra Pak. Ou, comme se gausse la presse brésilienne, 1500 euros la minute. Il en reverse une grande partie à sa fondation, l'institut Lula, qui vise à asseoir la démocratie au Brésil et approfondir l'intégration latino-américaine. Et surtout à développer l'Afrique en la considérant comme un partenaire, et non une terre de pillage. Il avait visité pas moins de 28 pays africains pendant ses deux mandats. Leitmotiv: «L'Afrique doit se libérer du colonialisme». A des années-lumières du discours de Dakar, prononcé le 26 juillet 2008 par Nicolas Sarkozy...

 

Habile, comme Bill Clinton, 65 ans

(Bill Clinton à New York en 2011. Photo Kevin Lamarque. Reuters)

 

Par où prendre la vie post-présidentielle de William Jefferson Blythe III? A quoi ressemble son après 1993-2001, où, au passage, il était parvenu à créer 22 millions d'emplois? Il a tout tenté, tout fait, ou presque: mission, biographie, discours, acteur, etc. Autobiographe? My Life lui a rapporté 12 millions de dollars. Conférencier-globe-trotteur? A raison de 250000 dollars la prestation, cela lui aurait permis d'engranger 100 millions de dollars, y compris en parlant restauration. Reste que cela pèse 5 fois moins, oui, que les ressources de sa fondation, lancée en 2002, qui finance des actions d'ONG sur la santé (sida, paludisme), la lutte contre le changement climatique et la bonne gouvernance. «Quand j'ai quitté la présidence, je me suis juré de lutter contre la pauvreté dans le monde et aux Etats-Unis», dit-il un jour. En attendant d'être  nommé, peut-être un jour, secrétaire général de l'ONU, il joue le représentant spécial onusien après le tremblement de terre à Haïti. Il a joué son propre rôle, en 2008, dans Shine a Light, de Scorcese. Hyperactif, brillant et toujours ambitieux, il a changé au moins sur un point: il est devenu végétarien (un cœur désormais fragile), se gratifiant, à l'occasion, de poissons, comme le rappelle The Telegraph...

 

Post-USSR, comme Mikhaïl Gorbatchev, 80 ans

(Mikhaïl Gorbatchev à Boston en 1998. Photo Reuters)

 

 L'homme de la Glasnost et de la Perestroïka (il trôna au Kremlin entre 1985 et 1991) s'est accroché longtemps après la dissolution de l'URSS, tentant de tenir à bout de bras des partis politiques sans succès et multipliant les come-back (in the USSR) avortés. En «ex» appliqué, il s'occupe de diverses fondations (Green Cross, Gorbatchev Foundation..), avec une tendance à la militance environnementale. Il dispose de son rond de serviette au Club de Madrid, qui regroupe quelques dizaines d'ex-chefs d'Etat, sorte de Rotary Club des vieilles gloires de la diplomatie mondiale. A 81 ans, il donne régulièrement son avis sur les grands problèmes du monde en conférence ou dans des journaux. N'hésitant pas, quand il le sent, à tacler ses successeurs. Dernier exemple en date, dans l'Express: «Si Poutine reste trop longtemps au pouvoir, il pourrait se transformer en une sorte de Brejnev!» Mais c'est pour ses à-côtés, destinés à alimenter les caisses de ses charities, que Gorby assure le plus: il a joué en 1997 dans une pub pour Pizza Hut et a servi de star pour un sac Vuitton. Et, last but not least, a enregistré en 2009 un disque de vieilles ballades romantiques russes.

 

Top borderline, comme Gerhard Schröder, 67 ans

(Gerhard Schröder avec Dimitri Medvedev à Saint-Petersbourg en 2011. Photo Reuters)

 

Le social-démocrate est, avec Tony Blair, le chouchou des conservateurs français (cf la sortie du jour de Jean-François Copé sur François Hollande). Il a quitté le pouvoir après sept ans de règne (1998-2005) dans la foulée de mauvais résultats électoraux provoqués par sa réforme à la hache de l'Etat-providence. Deux semaines avant de céder sa place à Angela Merkel, il parvient à signer avec Vladimir Poutine l'accord sur la construction du gazoduc Nord Stream, qu'il défendait depuis longtemps. Pour sa reconversion, l'homme qui en son temps dirigea la première coalition rouge-verte fédérale n'a pas eu à aller chercher loin: il est nommé dans la foulée à la tête du comité d'actionnaires du consortium chargé de la construction du gazoduc. Les mauvaises langues parlent, ô surprise, de conflit d'intérêts. Le sénateur démocrate de Californie Tom Santos le traite même de «prostitué politique». Depuis, il inauguré le tuyau en posant aux côtés de Merkel, Medvedev et... Fillon. Et continue à promener son carnet d'adresses d'ex-chancelier dans le pétrole et les conseils d'administration.

 

Oxydé, comme Margaret Thatcher, 86 ans

(Margaret Thatcher à Londres en 2009. Photo Andrew Winning. Reuters)

 

 La propagandiste zélée du «There is no alternative», slogan de sa politique libérale et conservatrice, fut la première femme à diriger le parti conservateur et la seule femme à être Premier ministre en Grande-Bretagne, de 1979 à 1990. La Dame de fer, surnom donné par le journal soviétique L'étoile rouge pour son anticommunisme (et dont un film autobiographique sort en France le 15 février), s'est retirée de la vie politique en 2002. Elle a été victime d'accidents vasculaires cérébraux, et souffre de la maladie d'Alzheimer. En 2007, elle inaugure sa statue à la chambre des communes. «J'aurais préféré une statue en fer, mais le bronze me convient. Elle ne rouillera pas.» Alors qu'elle survit toujours, le pays se déchire sur l'idée de lui organiser des obsèques nationales, comme l'a raconté Slate.fr. «Elle a été une grande femme, un des six ou sept plus importants locataires de Downing Street en trois siècles», assure un éditorialiste du Daily Telegraph. Et il y a au moins autant de raisons de la détester: guerre des Malouines, répression en Irlande du Nord, répression syndicale, suppression des filets sociaux. Que des documents déclassifiés rendus public en 2008, d'où suintait un racisme ouvert, ne risquent pas de réhabiliter, comme le rappelait le Figaro.

 

Dilettante, comme Felipe Gonzalez, 69 ans

(Felipe Gonzalez  à Vigo en 2008. Photo Miguel Vidal. Reuters)

 

Premier ministre espagnol socialiste entre 1982 et 1996, l'ex-avocat en droit social a beaucoup voyagé en Amérique latine, et enquillé les mondanités, notamment aux côtés de l'homme le plus riche de la planète, le Mexicain Carlos Slim. Il cultive toujours une collection de bonzaïs et a créé des joailleries. Et, à l'occasion, reprend du service pour le parti socialiste espagnol. C'est ainsi qu'il tente, en vain, d'enrayer le retour du parti populaire au pouvoir en novembre 2011... Raté. Il avait décliné le poste de Herman Van Rompuy, président du conseil européen, mais a accepté de succéder, à la place de Giscard d'Estaing, au comité chargé de réfléchir à l'avenir de l'Union européenne à l'horizon 2020-2030. Il a rencontré Sarkozy à l'Elysée en janvier 2012, qu'il juge inclassable.

 

Cupide, comme Tony Blair, 58 ans

(Tony Blair à Londres en 2011. Photo Luke MacGregor. Reuters)

 

S'il y a bien un héritage politique de la «troisième voie», c'est le rapport à l'argent de son représentant officiel, l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair. A peine sorti du 10 Downing Street, il a sillonné la planète pour des missions internationales, notamment au Moyen-Orient, et a été accusé à chaque fois d'en profiter pour nourrir ses affaires privées. En 2008, Tony Blair se fait embaucher par la banque JP Morgan, pour un salaire – jamais confirmé ni démenti – estimé par la BBC à 5 millions de dollars annuels. De l'argent de poche pour compléter les revenus de la start-up de Tony, déjà connu pour ses conférences payées jusqu'à 250000 dollars les 90 minutes. The Guardian vient ainsi de se faire un plaisir de préciser que les revenus de la Blair Incorporated, connue sous le nom de Windrush ventures Ltd (fusion de ses activités philanthropiques et financières...) ont bondi de 40% en 2011 pour s'élever à 12 millions de livres... Décomplexé avec l'argent, Blair l'est aussi avec les dictateurs: fin 2011, il se fait recruter pour une mission par l'autocrate kazakh Nazarbayev. Un magnifique CV d'«ex» à l'aise dans le monde moderne qui justifiait sans doute que certains envisagent sérieusement en 2009 de le voir au poste  de «président de l'Union européenne»...

 

Lettré-inspiré, comme Helmut Schmidt, 93 ans

(Helmut Schmidt à Berlin en 2011. Photo Joanna Scheffel. Reuters)

 

Trente ans après avoir remisé au placard son costume de chancelier, il est toujours là. Dispensant ses avis, sa philosophie dans plus d'une trentaine d'ouvrages, à l'image de son dernier ouvrage: Religion in der Verantwortung («L'exercice responsable de la religion»). Luthérien no pratiquant et petit-fils d'un juif allemand, Schmidt, écrivain reconnu, chronique aussi toujours dans Die Zeit. Et le vieux sage de la politique allemande n'hésite pas à défourailler. Ainsi, en 2010, il sort: «La tête de la Commission, Barroso, est faible. Le président du Conseil, c'est Mister Nobody. La responsable de la diplomatie européenne, Miss Nobody.» Depuis sa chaise roulante, le vieil homme et compagnon de Jean Monnet a encore remis le couvert en décembre. Et a livré une leçon d'histoire lors du dernier congrès du SPD, auquel assistait François Hollande. Invitant les croisés de l'austérité «à étudier les conséquence désastreuses» de la politique déflationniste conduite au début des années 30 par le dernier chancelier de la République de Weimar, Heinrich Brüning. «Il a conduit rien moins qu'à l'échec de la première démocratie allemande»...


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  • Quelle affaire gigantesque pour le titre que j'ai choisi, il correspond bien à ma vie que j'ai menée sans jamais prendre le temps de me poser quelque part. C'est certain, a 60 ans, même si j'ai bien vécu, j'ai soif de connaissances.
  • 08/11/1951
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