Par Gérard
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L'ex-ministre de l'Apprentissage doit faire face au bon score (24%) réalisé par Marine Le Pen lors des présidentielles dans sa circonscription.
Nadine Morano part favorite au premier tour des législatives dans la cinquième circonscription de Meurthe-et-Moselle, à Toul, mais la présence du Front national dans une triangulaire au second tour pourrait lui être fatale.
L'ex-ministre de l'Apprentissage, proche de Nicolas Sarkozy, fait intensivement campagne depuis quinze jours, bien décidée à endiguer le vote FN, alors que Marine Le
Pen avait recueilli plus de 24% des suffrages à la présidentielle le 22 avril dernier.
"Nous avons à parler à tous les Français. Arrêtons de parler du péril FN. J'ai à parler de sécurité, d'immigration", martèle celle qui avait repris cette
circonscription rurale à la gauche en 2002. "Je suis proche des gens, fille d'ouvrier, je sais ce que c'est que le travail", rappelle Nadine Morano, qui revendique le bon score de Nicolas
Sarkozy dans ce territoire - près de 53% des suffrages au second tour -, la seule circonscription du département où il est arrivé en tête.
"Quelle est la cote d'amour de Nadine Morano?"
"Cela n'est pas aussi simple: en 2007, en tant que députée sortante, elle avait recueilli un score médiocre, deux points de moins que Nicolas Sarkozy un mois plus
tôt", tempère Etienne Criqui, professeur de sciences politiques à l'Université de Lorraine à Nancy, qui estime "difficile de faire un pronostic".
"Quelle est la cote d'amour de Nadine Morano, la réalité de son implantation ...
Au soir du second tour de l'élection présidentielle en France, dimanche 6 mai, Paul Krugman, prix Nobel de l'économie américain, s'était félicité dans The New York Times (lien en anglais) de la victoire de la croissance contre l'austérité, une "leçon" donnée par les peuples européens aux marchés.
Depuis, l'administration Obama n'a cessé de montrer sa convergence de vues avec François Hollande. Pour le président américain, le sommet du G8, qui regroupe les huit pays les plus industrialisés et qui s'ouvre vendredi 18 mai à Camp David (Etats-Unis), sera l'occasion d'encourager les Européens à agir davantage en faveur de la croissance. Et Barack Obama compte bien s'appuyer sur son nouvel homologue français pour y parvenir. Contre la chancelière allemande Angela Merkel ?
Les Etats-Unis favorables à un plan de relance en Europe
Les dirigeants du Vieux Continent feraient mieux de suivre l'exemple américain et d'adopter des plans de relance, selon Barack Obama. Le président des Etats-Unis a clairement rappelé son point de vue sur la crise européenne le 11 mai. Puis la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, l'a répété mercredi 16 mai dans une interview à USA Today (lien en anglais) : "Le président Obama et [son] équipe économique expliquent depuis un certain moment que la croissance doit être intégrée dans le redressement de l'Europe." "Notre point de vue reste qu'il faut des ajustements à l'austérité, pour qu'il y ait de la croissance, à la fois pour des raisons économiques et politiques", a-t-elle poursuivi.
Si l'administration Obama est préoccupée par la crise en Europe, c'est parce qu'elle "peut ralentir l'économie américaine et menacer la réélection du président Obama", relève l'agence de presse américaine AP (lien en anglais). Barack Obama a toujours défendu ce credo. Cette fois, il espère s'appuyer sur le président français pour défendre ses idées contre l'austérité jusque-là soutenue par le couple "Merkozy".
Les président français et américain portent-ils les mêmes idées ?
"Je plaisante depuis un moment sur le fait que le président Obama est le dernier président keynésien. Mais [avec l'élection de Hollande], ce n'est peut-être plus le seul", indique Mark Mardell, éditorialiste de la BBC en Amérique du Nord, dans un article intitulé "Monsieur Hollande : le nouvel ami de Obama" (lien en anglais). Peu après sa prise de fonctions en janvier 2009, Barack Obama avait promulgué un plan de relance - application principale de l'économie keynésienne - de près de 800 milliards de dollars. Le président français se prononce pour le même type de relance économique pour l'Europe. Pour y parvenir, il propose notamment la création d'eurobonds, c'est-à-dire la mutualisation de la dette européenne.
"Obama continue à croire en l'efficacité d'un plan de relance de type keynésien, Hollande a promis le même type de plan : ils ont la même vision sur la manière d'obtenir plus de croissance. Il est donc normal qu'ils affichent leurs convergences sur ce point", analyse Florin Aftalion, professeur d'économie à l'Essec Business School à Paris, contacté par FTVi.
"Obama et Hollande ont des atomes crochus sur les principes généraux. Mais dans le détail, la comparaison est difficile", ajoute-t-il. Exemple : pour relancer la croissance, Washington a aussi en tête des réformes du marché du travail dans les pays de la zone euro où la croissance s'est évanouie et où la productivité est insuffisante. "Sur ce point, ils sont en parfaite harmonie avec Berlin et moins avec le nouvel exécutif français", analyse Le Figaro.
La position de Hollande et d'Obama n'est donc pas tout à fait la même. Mais leur alliance est de circonstance pour "sauver" la Grèce, dont la sortie de la zone euro menacerait la stabilité du continent européen.
Hollande et Obama "alliés", Merkel isolée ?
De fait, "la chancelière allemande Angela Merkel risque d'être isolée pendant le sommet du G8 alors que les leaders mondiaux plaideront pour des mesures qui stimulent la croissance en Europe", analyse le Financial Times (article en anglais réservé aux abonnés).
Mais se brouiller avec Berlin irait à l'encontre des intérêts du président américain. "Bien que les idées de Hollande répondent aux arguments économiques d'Obama aux Etats-Unis, la Maison Blanche n'a pas l'intention de tirer profit des divergences entre Hollande et Merkel lors du sommet du G8 à Camp David", rapporte le Washington Post (lien en anglais).
Toutefois, cette attitude vaut surtout pour les questions économiques. Les Etats-Unis trouveront en Berlin un allié de poids sur d'autres dossiers. Notamment sur le retrait des troupes
internationales d'Afghanistan : comme les Etats-unis, Angela Merkel appelle à respecter le calendrier. Tandis que François Hollande a fait part de son intention d'accélérer le retrait des troupes
françaises dès la campagne présidentielle.
François Hollande va-t-il pouvoir compter sur une majorité à l'Assemblée nationale après les élections législatives ? Impossible, à ce jour, de répondre à cette question, même si, dans la foulée de l'élection présidentielle, la gauche paraît bien placée dans 333 circonscriptions sur 577. Mais le scrutin des 10 et 17 juin réserve ici et là quelques joutes à suivre avec attention. Anciens ou nouveaux ministres menacés sur leurs terres, députés sortants à la peine, dissidents insoumis à la discipline de parti, parachutages mouvementés... FTVi dresse la liste (non exhaustive) des circonscriptions où ça chauffe.
• Quel avenir pour les ministres de Jean-Marc Ayrault ?
Vingt-six ministres, dont le premier d'entre eux, Jean-Marc Ayrault, sont candidats aux législatives. S'ils sont élus, ils céderont immédiatement leur place à leur suppléant pour pouvoir rester
au gouvernement. S'ils sont battus, en revanche, ils devront se plier à la règle rappelée par Jean-Marc Ayrault : ils devront démissionner du gouvernement.
La majorité d'entre eux ne devraient pas rencontrer de problème particulier pour être élus ou réélus à l'Assemblée nationale. En
revanche, la tâche sera particulièrement ardue pour
Marie-Arlette Carlotti, à Marseille. La nouvelle ministre déléguée aux Personnes handicapées doit en effet affronter le député sortant et ancien ministre Renaud Muselier,
dans une circonscription où François Hollande n'a réuni que 50,22% des voix au second tour de la présidentielle. Pari osé également pour Sylvia Pinel (PRG), ministre déléguée
chargée de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme. François Hollande a réalisé 50,86% dans la 2e circonscription du Tarn-et-Garonne, où elle avait été élue députée de justesse en 2007.
Quelques autres ministres ne sont pas à l'abri d'une mauvaise surprise : Pierre Moscovici dans la 4e du Doubs, Marisol Touraine dans la 3e de l'Indre-et-Loire,
Jérôme Cahuzac dans la 3e du Lot-et-Garonne, Aurélie Filippetti dans la 1re de Moselle, Benoît Hamon dans la 11e des Yvelines, ou encore
Stéphane Le Foll, qui brigue l'ancienne circonscription sarthoise de François Fillon.
• De nombreuses figures de droite en difficulté
L'élection ne sera pas de tout repos pour nombre de ministres sortants du gouvernement Fillon et autres personnalités de droite, notamment en Ile-de-France. Le 6 mai, François Hollande est arrivé
en tête dans de nombreuses circonscriptions détenues par la droite. Parmi les députés sortants menacés : Xavier Bertrand (2e de l'Aisne), Michèle Alliot-Marie
(6e des Pyrénées-Atlantiques), André Santini (10e des Hauts-de-Seine), Patrick Devedjian (13e des Hauts-de-Seine), Eric Raoult (12e des
Hauts-de-Seine), Hervé Novelli (4e d'Indre-et-Loire), Valérie Rosso-Debord (2e de Meurthe-et-Moselle), Hervé Mariton (3e de la Drôme) ou encore Chantal
Brunel (8e de Seine-et-Marne).
Le score de certains poids lourds sera également à observer à la loupe. Comme celui de Jean-Louis Borloo, à Valenciennes (Nord), où François Hollande est arrivé en tête, ou
encore celui de Laurent Wauquiez (Haute-Loire). La situation de Jean-François Copé à Meaux est incertaine : il pourrait avoir à faire à une triangulaire
avec la n°2 du Front national, Marie-Christine Arnautu.
• Combien de triangulaires avec le Front national ?
Au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen a dépassé les 12,5% des inscrits – seuil nécessaire aux candidats aux législatives pour se maintenir au second tour – dans 353 circonscriptions
sur 577. Mais il y aura sans doute beaucoup moins de triangulaires au soir du 10 juin. Le FN a tout de même de bonnes chances de se maintenir dans les 25 circonscriptions où il est arrivé en
tête. Certains cadres frontistes pensent pouvoir remporter 15 sièges. Un objectif qui paraît très optimiste.
Les ténors du FN pourraient faire de bons scores, notamment Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Florian Philippot à Forbach (Moselle), Marion
Maréchal-Le Pen à Carpentras (Vaucluse) ou Gilbert Collard à Saint-Gilles (Gard). Dans toutes ces circonscriptions, Marine Le Pen a viré en tête le 22 avril.
Un nombre important de triangulaires pourrait nuire à la droite. Mais dans de nombreux endroits, un FN fort pourrait aussi avoir pour conséquence d'éliminer la gauche du second tour, d'autant que
le Front de gauche n'a pas réussi à s'accorder avec le
PS et EELV sur des candidatures communes dans ces circonscriptions.
• Quelques circonscriptions sous les feux de la rampe
Outre l'épique combat qui oppose Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon dans le Pas-de-Calais, d'autres oppositions promettent d'être intéressantes. A La Rochelle (Charente-Maritime), Ségolène Royal, dont la victoire est obligatoire si elle veut devenir présidente de l'Assemblée nationale, devra affronter un socialiste local. Dans les Vosges, Jack Lang joue son destin politique dans une circonscription plutôt à droite. Une défaite pourrait mettre un terme à sa carrière.
François Bayrou et Jean Lassalle, les deux seuls députés MoDem sortants (Pyrénées-Atlantiques), pourraient perdre leur siège au profit du PS ou de l'UMP. Dans le
Nord, le député Christian Vanneste, connu pour ses positions homophobes, a décidé de se présenter bien qu'il n'a pas reçu l'investiture de l'UMP. A Asnières et Colombes
(Hauts-de-Seine), les regards se tourneront vers Rama Yade, qui défie le député UMP sortant Manuel Aeschlimann, dans une circonscription que la gauche se verrait bien
remporter.
• Des candidatures iconoclastes
Leur candidature ne bouleversera peut-être pas le scrutin, mais leur profil atypique fera forcément parler d'eux. Pour la première fois, le Parti pirate, qui milite pour un meilleur partage des savoirs face aux droits d'auteur et aux brevets, va présenter plus de 100 candidats en France. Il espère recueillir au moins 1% dans 50 circonscriptions, ce qui lui permettrait de bénéficier d'un financement public.
A Montpellier, les électeurs de la 1re circonscription de l'Hérault auront peut-être la surprise de découvrir une tête connue sur les panneaux électoraux : celle de l'ancien présentateur météo de France 2 Patrice Drevet. A Dreux (Eure-et-Loir), c'est l'humoriste Dieudonné qui se présente sous la bannière du Parti antisioniste. Dans le Loir-et-Cher, le candidat soutenu par le Front national, Jean-Yves Narquin, n'est autre que le frère de l'ancienne ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, peu suspecte de collusion avec le FN. Dans la 5e circonscription des Français de l'étranger (Andorre, Espagne, Monaco, Portugal), c'est le prince Charles-Philippe d'Orléans, petit-fils du comte de Paris, prétendant au trône de France, qui se présente "sans étiquette". Et enfin une certaine Céline Bara, actrice porno, tente sa chance dans l'Ariège au nom du Mouvement antithéiste et libertin (MAL). Tout un programme.
Voilà nous sommes le 6 mai 2012, enfin le grand jour « J » pour la zone France est arrivé !
Ce sera un premier soulagement, même si les élections législatives vont immédiatement enchainer jusqu’en Juin 2012 et continuer à polluer la conscientisation des véritables enjeux du Nouvel Ordre Mondial par des considérations politiciennes et médiatiques totalement manipulées et déconnectées des réalités.
Surprise surprise ?
Dans cette dernière ligne droite, la question qui taraude les votants est simple : assisterons-nous à une surprise de dernière minute ?
Les astrologues feront-ils mentir les sondeurs ?
Les astrologues feront-ils faillir les observateurs indépendants du Nouvel Ordre Mondial qui, par la pratique du Discernement, placent depuis plusieurs années maintenant le candidat « de la gauche » vainqueur en ce 6 mai 2012, après 5 années de destruction du modèle français à marche forcée par le Grand Ordonnateur du Nouvel Ordre Mondial sortant, à la droite de l’UMPS, et avant plusieurs années d’accélération de la feuille de route néo-mondialiste ?
En tout cas, les astrologues sont formels : Selon eux, Nicolas Sarkozy devrait l’emporter ce soir face à François Hollande, de justesse sans doute, et créer la surprise…
Info ou intox ? Ou fraude ?
Alors que plusieurs médias suisses et belges faisant l’objet d’une enquête pénal de la justice française (lol !) pour avoir divulgué en avance les résultats des votes dimanche dernier annoncent qu’ils récidiveront cet après-midi dès 18h, quel visage se formera officiellement sur les écrans de télévision ce soir à 20 h ?
Nicolas Sarkozy ou Flanbi ?
Dans les 2 cas, le vainqueur sera de toute façon le candidat de l’UMPS, ce qui ne changera rien à la réalité des plans néo-mondialistes pour la zone france, et au-delà pour la zone Europe du NWO.
Mais tout de même, si Nicolas Sarkozy venait à être réélu, cela constituerait sans doute un électrochoc dans l’opinion publique manipulée, à tel point que l’on pourrait craindre une flambée dans
les banlieues et de vives protestations à l’encontre des urnes
électroniques
, mais aussi et surtout des médias dominants, des grands journalistes et des sondeurs officiels qui tous ont
toujours placé Flanbi largement vainqueur…
Dans la réalité, le fait que l’un ou l’autre des poulains de l’UMPS et des élites néo-mondialistes l’emporte au final n’aurait aucun effet dans le fond sur notre avenir assez sombre, mais par contre dans l’image projetée et dans la symbolique, le fait que Nicolas Sarkozy gagne au final serait un coup de tonnerre, une surprise après 5 années d’attaques contre les électeurs, comme s’il reprenait le Pouvoir de force, en renversant la table…
Pour autant, doit-on penser que l’Astrologie prime sur l’analyse et le Discernement ?
Nous ne le pensons pas.
Bien évidemment, les faits divers sécuritaires comme la tuerie de Toulouse, celle de la banlieue parisienne ou encore les manifestations policières ont pu jouer, comme on pouvait s’y attendre bien avant les élections, en faveur du candidat à la droite de l’UMPS.
Mais cela sera-t’il suffisant pour renverser la table justement ?
Là encore, nous ne le pensons pas davantage .
Nous pensons que l’avenir prime sur le passé, que le Discernement basé sur l’étude des faits et sur les forces spirituelles et anti-spirituelles qui guident nos destinées est supérieur aux autres techniques de prédictions, tels que l’astrologie ou les arts divinatoires, plus proche de méthodes new age que de la recherche désintéressée de la Vérité, même si certaines formes de pratique de l’astrologie peuvent amener à une certaine élévation de la conscience.
Dans le cas présent, il se peut par exemple que Roland Legrand projette le souhait de victoire sur les plans de reconversion de Nicolas Sarkozy : Partir aux Etats-Unis (ou ailleurs) pour faire fortune, voilà ce qui pourrait être en réalité l’ambition du Président sortant, qui sera n’en doutons pas récompensé par celles et ceux qui détiennent l’argent, pour ses 5 années de réformes à l’encontre du peuple français !
Ainsi, un bon thème astral pour le G.O. du NWO peut signifier de bons et juteux projets de reconversion, et non pas une réélection comme le suppose Roland Legrand.
Inversement, les empêchements astraux de Flanbi à réaliser ses ambitions peuvent être interprétées comme l’impossibilité pour ce personnage – assez sympathique au demeurant – de réaliser ses projets d’amélioration de la vie des Françaises et des Français : les aspects négatifs de son thème peuvent s’interpréter comme l’impossibilité de mener une politique autre que celle imposée par les élites de l’ombre, qui l’amèneraient certes à être élu, mais à remballer aussitôt ses éventuelles ambitions personnelles d’un Président proche du peuple…
Bref, on le voit, tout est affaire d’interprétation.
Ramené à l’étude du NWO et des forces spirituelles et anti-spirituelles qui dirigent le monde par l’intermédiaire des élites incarnées, Flanbi serait donc bel et bien le meilleur candidat possible pour accélérer les plans néo-mondialistes en zone France (après l’empêchement « surprise » de DSK mis K.O. par l’abnégation d’une simple soubrette et qui aurait du affronter au second tour Marine Le Pen avant la mise en place du « Plan B » actuel).
Et la logique voudrait donc qu’il l’emporte avec un score certes réduit, mais suffisant pour ne pas remettre en cause sa légitimité, peut-être à 52 contre 48 ou 53 contre 47…
Réponse dès la fin d’après-midi pour les internautes impatients
Dès la fin de l’après-midi, les internautes bien informés connaitront la réponse à cette question de forme plutôt que de fond !
Comme la semaine passée, nous ne donnerons bien évidemment aucun résultat sur ce présent site avant la soirée, pour éviter de nous exposer aux foudres déplacées de la « justice spectacle », mais aussi et surtout pour la bonne et simple raison que nous ne pensons pas que la Victoire de l’un ou de l’autre des 2 candidats de l’UMPS aura un effet décisif à moyen et long terme, et que ce sera soit la victoire de Blanc Bonnet, soit celle de Bonnet Blanc…
En attendant la réponse officielle à ce suspense insupportable, que les gogos aillent placer leur bulletin de vote dans l’urne par dizaines de millions lors de cet immense circus mediatico-politicus, pour avoir l’impression assez égocentrique d’agir sur leur modeste existence qui compte bien peu eu égard aux plans néo-mondialistes occultes,
Et d’ici là, à chacun et chacune, votant ou « abstinent », de se forger sa propre opinion !
Présidentielle 2012 SARKOZY VAINQUEUR
Les jeux sont déjà faits. LA FRAUDE A ÉTÉ PARFAITEMENT ORGANISÉE…
On vous a déjà faire croire le 22 avril dernier que L’infâme représentant de la Finance Internationale avait atteint un score proche de François Hollande ! C’est une arnaque de haut vol, bien dans le style de « l’ÉQUIPE SARKO » et de ses patrons de la Finance Internationale.
Ceci n’a été permis que grâce à l’utilisation d’un très important nombre de machines à voter (FRAUDER) électroniques de la marque NEDAP, dont le ministère de l’Intérieur se refuse à donner le Nombre, ainsi que le nombre et le nom des municipalités (surtout ou exclusivement UMP, note d'eva) qui ont installé ces machines sur lesquels les Français ont voté.
Il faut savoir qu’après de nombreuses fraudes constatées, ces machines à voter-Frauder ont été successivement INTERDITE en Irlande, aux Pays-Bas et en Allemagne…
Vont-elles permettre la réélection du représentant-collabo de la Finance Internationale ? CE SERAIT LA PLUS GRANDE INSULTE À LA DÉMOCRATIE !
*
Ces machines SONT INCONTRÔLABLES ET ONT TOUTES ÉTÉ CONÇUES POUR ORGANISER LA FRAUDE.
Ingénieur concepteur de systèmes informatiques, je suis bien placé pour le savoir.
Les toutes premières machines à frauder électroniques ont été inventées et fabriquées par des cadres et des sociétés écrans de la CIA… pour s’assurer de l’élection de George W. Bush en 2000 et 2004. Vous en trouverez tous les détails, en Anglais, dans la TERROR DATABASE, sur le site www.benperi.eu
*
Si par extraordinaire, cette fraude n’était pas suffisante, un second système à été prévu, dont je vous parlais le 18 avril 2012. Voici l’article :
Présidentielle – Attention, élection truquée
Comme en 2007, c’est la CIA qui décidera du choix du futur candidat !
Vous me trouvez provocateur ? Et bien que les quelques personnages encore influents de notre pays mettent en demeure, le Ministre de l’Intérieur, de publier la liste complète et détaillée et consolidée des votes observés dans la totalité des bureaux de vote en France métropolitaine et Outre-mer.
Toute différence avec les résultats observés dans le moindre bureau, par des officiels, ou des groupes de citoyens, devra être corrigée et le total des voix portées sur chaque candidat modifié en conséquence AVANT PROCLAMATION DES RÉSULTATS.
Aucune proclamation de résultat ne saurait être officialisée sans une publication détaillée au bureau de vote près.
Pourquoi un tel luxe de précautions ?
Les Français ne le savent pas, mais, déjà en 2007, les résultats de l’élection Présidentielle ont été ÉLABORÉS par une société américaine (Level 3 Communications, Inc.) véritable fourmilière et annexe de la CIA, installée à Denver, Colorado, le nouveau temple de la Haute Technologie de la CIA, depuis le 11 septembre 2001. C’est de là que seront « organisés » les résultats des élections des principaux pays du Monde.
Rien ne fut fait pour dénoncer ce véritable coup d’état anti-Français. La société civile française n’avait pas eu le temps de s’organiser pour contrer et dénoncer cet acte de trahison. (http://www.wikistrike.com/article-rappel-les-resultats-electoraux-fran-ais-produits-par-une-societe-americaine-et-en-2012-103443540.html).
Ceux qui lisent régulièrement mes livres, ne seront pas surpris de l’intrusion de la CIA dans le fonctionnement de l’Union européenne. Ils savent que, depuis l’assassinat du Président John Fitzgerald Kennedy que la CIA est devenue une arme terrible, au service de la Finance Internationale.
Ces machines de marque Diebold qui seront largement utilisées an 2012, à travers le Monde, sont les pires machines à tricher, qu’un esprit malin ait jamais inventé : http://www.computerworld.com/s/article/9220356/Argonne_researchers_hack_Diebold_e_voting_system_
Ceux qui ont lu : « Un Grand Projet pour la France », savent que la création de la Communauté Européenne est une création de la CIA, pour le compte du Cartel des Banques, destinée à empêcher l’Europe de se construire intelligemment et pour au contraire la détruire (Voir les vidéos de François ASSELINEAU, candidat 2012 censuré par les Médias, note d'eva). On observe aujourd’hui, partout en Europe, les premiers résultats de cette stratégie. Ces lecteurs savent aussi que c’est la Commission Européenne, un repère de soldats des Rothschild, et non le Parlement Européen, qui dirige et organise l’implosion de l’Union.
Ce que vous ne savez pas, c’est que des millions de Français vont voter sur ces machines à voter (tricher) électroniques, dont les résultats sont programmables à distance. Ces machines construites entre autres par la société Diebold, ont déjà été utilisées aux Etats-Unis, en novembre 2000 et novembre 2004 pour faire élire George W. Bush. Voir à ce sujet ce que j’en écrivais en 2005, dans « Stop the Warbiz ».
Extrait du livre « Stop au Warbiz », chapitre 5, publié en juin 2005. La version Anglaise de ce livre « Stop the Warbiz » est toujours disponible ici : http://www.amazon.com/s/ref=nb_sb_noss?url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=stop+the+Warbiz , et à la Bibliothèque du Congrès des Etats-Unis.
Adieu Démocratie… La mascarade de l’élection de 2004
Avant même l’élection, Karl Rove (Le pouvoir derrière le trône), « l’empaleur », avait dit qu’il ferait tout ce qui
sera nécessaire – c’est-à-dire n’importe quoi – pour s’assurer de la victoire de Bush. (Et Luc Chatel nous a prévenus, une grande surprise nous attend, note d'eva)
Pour s’assurer du gain de l’élection présidentielle de novembre 2004, les Républicains ont changé de tactique. Après les tricheries de Floride en 2000, ils ont misé cette fois sur des moyens plus modernes. Des machines à voter flambant neuves ont été utilisées dans 30 Etats, pour… 28% des votes prévus. Malheureusement, ces machines ont déjà prouvé en Georgie en 2002 qu’elles pouvaient inverser le résultat d’une élection. Elles sont exclusivement fabriquées par des sociétés détenues par des républicains notoires (Diebold Election Systems dans l’Ohio, Sequoia Voting Systems, basé en Californie et Election Systems & Software à Omaha, Nebraska). Elles sont “largement en dessous des minima de sécurité requis pour de tels équipements” et sur un panel de 1600 spécialistes informatiques, dont 200 docteurs, pas un seul ne s’est trouvé pour dire que ces machines étaient pour le moins “sures, fiables et contrôlables”.
Par contre, le panel a été unanime a déclarer que « ces machines à voter sont peu sûres, sujettes au piratage informatique interne et externe, et qu’elles présentent un (grave) danger pour des élections démocratiques ».
Ces trois compagnies ont toutes de très forts liens avec l’administration Bush. Quelle coïncidence, leurs principaux actionnaires sont aussi les toutes premières multinationales du WARBIZ… Northrop-Grumman, Lookheed-Martin, EDS (Electronic Data Systems) et Accenture. Diebold a fait appel à Scientific Applications International Corporation (SAIC) de San Diego pour développer les logiciels sécurisés des machines à voter… alors qu’une majorité des membres du conseil d’administration de SAIC viennent, soit du Pentagone ou de la CIA : - Le Général d’Armée Wayne Downing, un ancien du Conseil National de Sécurité, - Bobby Ray Inman; ancien directeur de la CIA, - William Owens, ancien patron de l’Etat-major des armées aujourd’hui à la retraite, - Robert Gates, un autre ancien directeur de la CIA.
Ainsi, c’est une société privée liée au complexe militaire et à la CIA qui assure l’intégrité de la programmation des machines à voter pour le compte des sociétés du WARBIZ…
Tous les casinos du monde utilisent des machines à sous électroniques. Ces machines sont programmées pour obtenir les résultats escomptés par leurs propriétaires… Ces gens ont inventé des machines à voter sur le même principe… c’est-à-dire « qui permettent d’obtenir les résultats escomptés… »
Cette année, la fraude post et préélectorale était tellement massive qu’il aurait fallu des années de combat juridique pour que cette élection ressemble à un processus honnête. En jetant l’éponge si rapidement, John Kerry a dévoilé au monde la franche mascarade qu’aura été cette élection. La seule possibilité qu’elle soit conforme aux vœux des patrons du « WARBIZ »… était la reconnaissance de sa « défaite » par John Kerry. Ce qu’il s’empressa de faire au plus grand mépris des 60 millions d’Américains qui avaient voté pour lui…
Aussi longtemps que de telles machines à tricher (pardon à voter) existeront, il n’y aura PLUS AUCUNE DEMOCRATIE, dans les pays qui les utilisent. (Seuls pour le moment, début 2012, les Allemands ont déclaré ces machines illégales…)
Ces nouvelles “boîtes noires” informatiques qui servent de machines à voter ne produisent aucune trace papier. Il ne sera donc jamais possible de vérifier les résultats d’une élection contestée.
Quand on sait – qu’avant même le jour de l’élection – l’on dénie systématiquement le droit de vote (une fois de plus) aux noirs et à de nombreux autres démocrates pour des raisons iniques… Quand on sait que de nombreuses machines électroniques à voter contenaient plusieurs milliers de voix pour Bush, avant même que quiconque ait voté… Quand on connaît le risque de fraude massive que représentent les nouvelles machines à voter électroniques… Quand on sait que l’on a comptabilisé 14,3 millions de votes de plus en 2004 qu’en 2000… et quand on constate que cet accroissement du nombre de voix s’est réparti entre 10 millions pour les représentants du WARBIZ et 4,5 pour ceux qui défendent la sécurité sociale, l’emploi et l’état providence et que l’on entend les trompettes de Bush essayer de vous faire croire que ces dix millions sont le résultat d’une poussée du vote populaire, on a besoin de personne pour comprendre que cette élection fut une énorme escroquerie…
En réalité, cette différence ne peut s’expliquer que par une combinaison de la poussée d’électrons dans les machines à voter électroniques avec les méthodes crapuleuses utilisées par le WARBIZ pour éliminer massivement les votes des quartiers populaires… Une façon de prétendre que les Américains sont plus intéressés par la politique et que Bush a obtenu le support des personnes dont il a détruit les emplois, la protection sociale, pris les dollars et les fils et filles pour les envoyer en Iraq et en Afghanistan assumer l’appétit des avides « hors-la-loi » du WARBIZ… Faut-il que les Américains soient naïfs et indolents.
La triche a toujours fait partie de l’élection présidentielle, mais cette fois, la trahison de l’électeur a fait déborder la coupe. Soixante millions de votants qui avaient porté leurs voix sur le candidat John Kerry, ont été floués, non seulement par l’équipe Bush, mais plus grave encore par l’homme qui représentait l’espoir de revivre en démocratie. Pourquoi John Kerry a-t-il si rapidement capitulé ? A-t-il oublié les millions de cas de votants noirs et hispaniques retirés des listes électorales ? Comment a-t-il pu ne pas protester et récuser, avant même le vote, les (vicieuses) machines à voter (Républicain) électroniques ? Son appartenance à la société maçonnique secrète de l’Université de Yale « Skull & Bones » dont la réputation fût bâtie au 19ème siècle sur le commerce de l’opium en Extrême-Orient et qui n’a pas toujours été fréquentée par la « crème de la crème » (Prescott, George H., George W. Bush…), explique-t-elle qu’il n’aurait été qu’un “perdant programmé”? Ou bien serait-ce plutôt lors de son apparition à la conférence de Bilderberg (le congrès mondial des patrons tireurs de ficelles, de leurs éminences grises, de leurs porteurs de valises et de leurs porte-plumes) en 2001 qu’il aurait fait allégeance au « WARBIZ » ? On comprend mieux sa difficulté à admettre l’obligation morale d’un retrait Américain de l’Iraq, même après qu’il eut été prouvé l’absence totale d’armes de destruction massives et de menace et que Saddam Hussein ait été neutralisé.
Quelles belles Démocraties, dans lesquelles les Gouvernants sont désignés par la CIA !
BEN PERI http://www.benperi.eu
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BEN PERI
Présidentielle 2012 :
SARKOZY VAINQUEUR ?
Le Nouvel Ordre Mondial en marche..
grâce à la CIA et au vote électronique
Par eva R-sistons
Sarkozy, selon mes infos, DEVRAIT - rien n'est jamais sûr à 100 % - être réélu contre la volonté des Français, comme le Traité de Lisbonne a été imposé.
La démocratie est juste un mot pour justifier les guerres impériales prédatrices et meurtrières comme hier en Irak ou en Libye, aujourd'hui contre la Syrie et demain contre l'Iran - pour commencer. Sarkozy DOIT être élu car les Maîtres du monde le veulent pour diriger notre pays - très exactement afin d'achever de le soumettre, de le dompter, de l'aligner sur le modèle américain (ultra-libéralisme, compétition implacable, Dieu-Argent, valeurs et mode de vie américains, guerres de l'OTAN...
On comprend mieux le choix de F. Bayrou) qui détruira toutes nos traditions : Protections sociales, services publics, laïcité, Droit du Travail etc, et ceux qui contesteront seront violemment
réprimés voire éliminés comme le Traité de Lisbonne le prévoit en rétablissant la peine de mort pour les insurgés, c'est-à-dire des manifestants devenus "insurgés" à cause des provocateurs dument
payés pour faire efficacement le sale boulot... de provocation ! C'est ce qu'on appelle le "terrorisme d'Etat", qu'on a pu voir à l'oeuvre récemment avec l'Affaire Merah, des actes accomplis avec
un professionnalisme évidemment signé.
Sarkozy a prévenu que cela se jouerait sur le fil, les Sondeurs et les Médias aux ordres nous ont dit que les résultats se rapprochent chaque jour un peu plus - alors que le rejet de Sarkozy est patent et que même le débat a vu F. Hollande triompher en France comme, surtout, à l'Etranger.
Je pressens, donc, que Sarkozy sera réélu car comme je l'ai dit il ne peut accepter la défaite, et bien évidemment de rendre compte de ses actes devant la Justice. Et surtout, les Décideurs, au sommet, ont besoin de lui pour achever le travail en France, conduire notre pays dans une guerre monstrueuse contre l'Iran qui mènera à la conflagration mondiale de dépopulation - le fameux choc de civilisations préparé par l'islamophobie continuellement distillée dans les esprits faibles ou frustrés par les Médias aux ordres - et enfin, évidemment, mettre en place le Nouvel Ordre Mondial dictatorial qui privera les populations de leur liberté, de la paix, de l'Emploi, des protections sociales, et même de la dignité (par ex, euthanasie des retraités ou privation de soins gratuits parce que considérés comme non-grata, inutiles, coûteux, piètres consommateurs etc - voir ce qu'annonce le "prophète" du NOM, Jacques Attali, dans ouvrages et émissions comme "Conversations d'Avenir" sur les Chaînes Parlementaires).
Compte tenu de la personnalité de Sarkozy, abondamment analysée par les professionnels de la psychologie, de son incompréhension totale de la France et même de son aversion pour elle, de sa proximité avec la CIA, de sa soumission totale aux diktats anglo-saxons, au monde de la Haute Finance, etc, attendons-nous au pire. Nous l'aurons. Ce qui nous guette nous a été présenté par Nicolas Sarkozy lui-même au Trocadéro comme "le NOUVEAU modèle français", comprenez - la fin du modèle spécifique français, indépendant, républicain, protecteur, laïc, etc. Et le début d'un autre, à l'image du cauchemar inégalitaire et violent de l'Amérique des cow-boys sans foi ni loi.
SEUL un sursaut planétaire, concerté, concomitant, de toutes les
populations, nous épargnera le pire programmé par les psychopathes aux manettes du monde. Ou la victoire des non-alignés - russe, chinois, vénézuelien, bolivien, iranien, syrien etc - sur les
Anglo-Saxons qui n'ont pas fini de dévaster le monde... Bientôt, d'ailleurs, Poutine dirigera la Russie, à la fureur de l'Occident. Mais lui prône un monde multipolaire, et c'est en effet la
seule voie possible... avec, selon la vision du Grand Charles (de Gaulle), la mise en place de l'Eurasie.
Hélas, la lucidité est impitoyable.
Eva R-sistons
http://r-sistons.over-blog.com
J'envoie copie de cet article aux dirigeants de l'Opposition. Inutile de censurer ce post : Il est relayé où il faut.
TAGS : Nouvel Ordre Mondial, N.Sarkozy, F. Hollande, CIA, Eurasie, Russie, Poutine, non-alignés, monde multipolaire, Charles, de Gaulle, Sondeurs, Médias, J. Attali, OTAN, Traité de Lisbonne, modèle social français, fraude électorale, F. Bayrou, terrorisme d'Etat, affaire Merah, euthanasie retraités...
voir aussi, entre autres : Le résultat du vote a-t-il été truqué ? - De l'Extrême-Droite à la dictature
Le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Mediapart a retrouvé un document officiel libyen qui le prouve. Cette note issue des archives des services secrets a été rédigée il y a plus de cinq ans. L’en-tête et le blason vert de la Jamahiriya préimprimés s’effacent d’ailleurs légèrement. Ce document, avec d’autres, a échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale. D’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité, ont accepté de le communiquer à Mediapart ces tout derniers jours.
La traduction intégrale du document est à lire sous l'onglet "Prolonger" de cet article
Dès 2006, le régime libyen avait choisi « d’appuyer la campagne électorale» de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, et ce pour un « montant de cinquante millions d’euros » : c’est ce qu’indique en toutes lettres cette note datée du 10 décembre 2006, signée par Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements extérieurs de la Libye.
Un accord « sur le montant et les modes de versement » aurait été validé quelques mois plus tôt par Brice Hortefeux, alors ministre délégué aux collectivités locales, en présence de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, qui a introduit dès 2005 en Libye les proches du ministre de l’intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même. Le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, alors à la tête du Libyan African Portfolio (LAP, soit l'un des fonds d'investissement financier du régime libyen), aurait de son côté été chargé de superviser les paiements.
« Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat, que ces 50 millions d'euros aient été versés ou non, a lui-même commenté M. Takieddine, rencontré par Mediapart vendredi 27 avril. L'enquête sera difficile parce que beaucoup d'intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c'est déjà important de rendre public ce document. » Cette réponse de Ziad Takieddine – malgré son hostilité exprimée de multiples fois à notre égard – est celle d’un acteur clé de la lune de miel franco-libyenne, qui a secrètement conseillé Claude Guéant jusqu’à la veille de la guerre, comme en attestent de nombreuses notes publiées par Mediapart.
L’une d’entre elles, rédigée le 6 septembre 2005 par Ziad Takieddine et adressée à Claude Guéant, affirmait ainsi que certains pourparlers franco-libyens devaient « revêtir un caractère secret ». « L’autre avantage : plus d'aise pour évoquer l'autre sujet important, de la manière la plus directe...», précisait le document, mystérieusement.
L’élément nouveau que nous publions aujourd’hui vient désormais confirmer les accusations portées par les principaux dirigeants libyens eux-mêmes peu avant le déclenchement de la guerre sous l'impulsion de la France, en mars 2011. Mouammar Kadhafi, son fils Saïf al-Islam et un ancien chef des services secrets, Abdallah Senoussi, avaient en effet tous trois affirmé publiquement détenir des preuves d'un financement occulte du président français. La découverte de la note de M. Koussa exige désormais que s’engagent des investigations officielles – qu’elles soient judiciaires, policières ou parlementaires – sur cet épisode sombre et occulte des relations franco-libyennes.
La face cachée de l’arrivée de Nicolas Sarkozy sur la scène libyenne, en 2005, puis en 2007, apparaissait déjà en filigrane dans le dossier des ventes d’armes à l’Arabie saoudite et au Pakistan instruit par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en particulier à travers l’activité de lobbying déployée par M. Takieddine en faveur de l’ancien ministre de l’intérieur auprès de Tripoli. Or l’enquête entre leurs mains vient d’être élargie par un réquisitoire supplétif, le 5 avril dernier, à tous les faits de blanchiment présumés apparus jusqu’à ce jour.
Les investigations visent l’intermédiaire, mais aussi plusieurs proches du chef de l’Etat, Thierry Gaubert, Brice Hortefeux, Nicolas Bazire ou encore plus indirectement Jean-François Copé. Echappée des secrets de la dictature déchue, la note décisive que nous reproduisons ci-dessus – et dont la traduction intégrale est sous l'onglet Prolonger – vient en outre confirmer les propos de l'ancien médecin de M. Takieddine, qui avait suivi alors les déplacements de l'homme d'affaires, notamment en Libye, et avait rapporté des projets de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye.
Selon des connaisseurs du régime libyen à qui nous l'avons soumis, ce document, dont le signataire et le destinataire appartenaient au premier cercle de Kadhafi, est conforme, jusque dans son style, aux habitudes bureaucratiques du régime. Outre celle du calendrier grégorien, la deuxième date qui y figure conforte son authenticité : elle n'est pas celle du calendrier musulman habituel, mais de celui imposé par le dictateur, qui part de l'année du décès du prophète Mahomet, l'an 632.
Depuis plusieurs mois, nous avons entrepris des recherches pour retrouver des dépositaires d’archives du régime déchu, en rencontrant à Paris et à l’étranger plusieurs représentants de factions libyennes, dont certaines avaient conservé des documents et d’autres s’en étaient emparés, en marge des affrontements armés. Ainsi, Mediapart a publié ici, dès le 10 avril dernier, des documents des services spéciaux libyens demandant des mesures de surveillance d’opposants toubous domiciliés en France.
Le document décisif que nous publions aujourd’hui, sous la signature de Moussa Koussa, a été adressé, le 10 décembre 2006, à un ancien homme clé du régime libyen, Bachir Saleh, surnommé le “caissier de Kadhafi”. Directeur de cabinet du “guide” déchu, M. Saleh était aussi le responsable du Libyan African Portfolio (LAP), le puissant fonds souverain libyen crédité de plus de 40 milliards de dollars. Sous l’ère Kadhafi, le LAP a servi à d’innombrables opérations d’investissement. Certaines avouables (tourisme, pétrole, agriculture, télécommunications…). Et d’autres moins, comme l’ont confirmé plusieurs sources libyennes concordantes. Contacté sur son numéro de téléphone portable français, M. Saleh n’a pas donné suite à nos sollicitations.
Connu pour avoir été l’un des plus proches collaborateurs de Mouammar Kadhafi et le mentor de deux de ses fils (Motassem et Saïf al-Islam), Moussa Koussa a quant à lui été le patron pendant plus de quinze ans, entre 1994-2011, des services secrets extérieurs libyens (l’équivalent de la DGSE française), avant de devenir le ministre des affaires étrangères de la Libye.
Notons que l’auteur de cette note et son destinataire ont vécu, à l’heure de la chute du régime Kadhafi, des destins similaires. Moussa Koussa vit actuellement au Qatar, sous protection, après avoir fui la Libye en guerre, en mars 2011, ralliant d’abord Londres, puis quelques semaines plus tard Doha. Bachir Saleh, emprisonné brièvement par les rebelles du Conseil national de transition (CNT) avant d’être relâché en août dernier, a été exfiltré et accueilli par les Français. Comme l'a rapporté Le Canard enchaîné, lui et sa famille bénéficient toujours de la protection des autorités françaises qui leur ont accordé un titre de séjour provisoire.
Les deux paragraphes écrits par Moussa Koussa sont sans équivoque sur le sujet explosif abordé. « En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros », peut-on d'abord y lire. Puis M. Koussa affirme transmettre et confirmer « l’accord de principe sur le sujet cité ci-dessus ». Le montant pharaonique promis par les Libyens est à rapprocher des 20 millions d’euros officiellement dépensés par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle de 2007.
L’ancien chef des services secrets extérieurs de Mouammar Kadhafi ajoute dans sa note que l’accord évoqué est formulé « après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français Monsieur Brice Hortefeux et Monsieur Ziad Takieddine ». Ce serait « au cours » de cette entrevue qu’« un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement ». Le document ne précise cependant pas le lieu de cette réunion, qui s’est tenue un an jour pour jour après une visite de Nicolas Sarkozy en Libye.
Ziad Takieddine, rencontré par Mediapart en présence de ses avocats, vendredi 27 avril, n’a pas contesté l’authenticité du document que nous lui avons présenté, tout en précisant comme Me Samia Maktouf, son avocate, qu’il n’avait pas été présent, le jour indiqué, à cette réunion.
« Je n'ai pas assisté à cette réunion, mais elle a certainement pu avoir lieu, nous a indiqué M. Takieddine. Votre document reflète un accord signé par Moussa Koussa pour soutenir la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, et Brice Hortefeux a été effectivement là-bas à cette date ainsi qu'à d'autres dates, ça, c'est sûr. M. Moussa Koussa et les autres personnes citées étaient effectivement des relais avec la France. »
Selon M. Takieddine, Claude Guéant, l’ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, et « son correspondant en matière de renseignement d'Etat », Bernard Squarcini, étaient parallèlement en lien étroit avec M. Koussa. « Cela se passait nécessairement en secret, vu la sensibilité des relations entre les services de renseignement », précise-t-il, tout en confirmant l’implication, côté libyen, de Béchir Saleh, comme représentant du LAP, et Abdallah Senoussi lui-même « dans les relations de la Libye avec la France ».
Les relevés des voyages de M. Takieddine, dont la justice française détient la copie depuis plusieurs mois, montrent toutefois que l’homme d’affaires était à Tripoli le 9 décembre 2006, soit la veille de la rédaction de la note de Moussa Koussa. Il était également en Libye quelques jours plus tôt, les 20 et 21 novembre.
Dans un entretien accordé le 25 avril à l’hebdomadaire Jeune Afrique, M. Takieddine déclare avoir été informé en mars 2011 par Saif al-Islam Kadhafi de l’existence d’un « versement d’argent » pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.
« Lors de ma dernière rencontre avec Seif al-Islam que j'ai interrogé, il m'avait bien dit : “J'ai les éléments et je n'hésiterai pas à les sortir”, explique M. Takieddine à Mediapart. En réalité, il ne pensait pas que Nicolas Sarkozy irait jusqu'au bout. On peut penser que c'est pour cette raison que le système a protégé Bachir Saleh (exfiltration et production d'un passeport diplomatique) et qu'ils ont essayé par tous les moyens de tuer Saif al-Islam qui a été à l'origine de ces révélations. Par ailleurs, cela explique l'accueil que Monsieur Claude Guéant m'a réservé dès mon retour de Libye, en m'arrêtant à l'aéroport (ndlr, le 5 mars 2011), car il pouvait penser que j'étais moi-même en possession de ces documents, pour pouvoir les subtiliser. »
Ce n’est pas la première fois que le nom de Brice Hortefeux est associé à l’arrière-plan financier des relations franco-libyennes. Mais le haut responsable de l’UMP, intime de Nicolas Sarkozy, a toujours démenti. « Je n'ai jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh, a déclaré M. Hortefeux à Mediapart, le 27 avril. J'ai déjà rencontré Abdallah Senoussi, qui connaissait beaucoup de monde, mais nous n'avons jamais eu de discussion sur un financement électoral. Je suis allé en Libye une seule fois dans ma vie, en 2005. J'oppose donc un démenti catégorique et vérifiable. »
Comme Mediapart l’avait rapporté (ici), les confessions de l’ancien médecin de M. Takieddine, couchées sur papier le 20 décembre 2006 par le directeur d’une société de renseignements privés suisse, Jean-Charles Brisard, évoquaient déjà le nom de M. Hortefeux dans un schéma de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007. En des termes plus télégraphiques : « MODALITES FIN CAMPAGNE NS », « FIN LIB 50 ME », « MONTAGE INCLUT SOC BH PAN + BANQUE SUISSE (ND) » et « FIN CAMPAGNE TOTALEMENT REGLE ». Le mémo Brisard avançait aussi le chiffre de 50 millions d’euros affectés à la campagne de M. Sarkozy.
« C'est grotesque », avait réagi Nicolas Sarkozy sur le plateau de TF1, le 12 mars dernier. « S'il (Kadhafi, ndlr) l'avait financée (la campagne, ndlr), je n'aurais pas été très reconnaissant », avait ironisé le président-candidat, en référence à l’intervention militaire française en Libye. Contacté vendredi 27 avril, l'Elysée n'a pas souhaité faire de nouveaux commentaires.
L’actuel ministre de l'intérieur français, Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, en 2006, a lui-même admis ses contacts répétés avec Moussa Koussa, début 2007, devant la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares. La sollicitude de la France vis-à-vis de Bachir Saleh pourrait aujourd’hui trouver son explication par sa connaissance des lourds secrets franco-libyens. Et des circuits financiers qu'il a lui-même supervisés.
Quant à Abdallah Senoussi, également cité dans la note de décembre 2006, comme ayant participé aux réunions préparatoires avec Brice Hortefeux, au sujet du financement de la campagne électorale de 2007, il aurait été arrêté il y a quelques semaines en Mauritanie, mais aucune image n’est venue confirmer une telle affirmation. Il est réclamé par la Libye, mais également par la Cour pénale internationale (CPI), et la France, ayant été condamné par contumace à Paris dans l’affaire de l’attentat contre le DC-10 d’UTA.
Une chose est en revanche certaine : les forces de l’Otan ont bombardé le 19 août 2011, à 5 heures du matin, la maison d’Abdallah Senoussi, située dans le quartier résidentiel de Gharghour, à Tripoli. Un cuisinier indien avait trouvé la mort dans le raid et une école avait été détruite. « C'est un quartier résidentiel. Pourquoi l'Otan bombarde ce site ? Il n'y a pas de militaires ici », avait alors dénoncé un voisin, Faouzia Ali, cité par l’Agence France-Presse.
La réponse se trouve peut-être dans les secrets qui lient M. Senoussi à la France. « C'est le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France », a affirmé en mars dernier à l'agence Reuters une source « haut placée dans le renseignement arabe ».
Depuis près de dix mois, Mediapart enquête sur les secrets libyens de Nicolas Sarkozy, de son élection en 2007 comme de sa présidence depuis. Cet article s'inscrit dans ces investigations au long cours, confirmant leur légitimité et leur gravité (lire nos autres explications ici).
Nous avons compris l'ampleur de ces secrets libyens au seuil de l'été 2011 avec les documents Takieddine, découverts au cours de nos investigations sur l'affaire Karachi. Cette affaire met en cause les financements illégaux de la campagne présidentielle menée en 1995 par Edouard Balladur avec pour bras droit Nicolas Sarkozy. Or ce dossier a révélé le rôle central dans le premier cercle de Nicolas Sarkozy, depuis ces années-là jusqu'aux lendemains de son élection en 2007, de Ziad Takieddine, intermédiaire financier jusqu'alors pratiquement inconnu, ayant fait fortune dans les ventes d'armes.
Issus des archives personnelles de M. Takieddine, les documents dont nous avons commencé la publication en juillet 2011 ont prouvé que, dans les années qui ont précédé son élection en 2007, Nicolas Sarkozy et son entourage avaient tissé des liens de proximité et entretenu des relations suivies avec le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Les enjeux financiers de ces fréquentations sont explicites dans les documents que nous avons révélés, et la reconnaissance officielle accordée, fin 2007, en grande pompe par le nouveau président français au dictateur libyen y apparaît comme un remerciement pour services rendus.
Tel est le contexte de l'enquête qui, aujourd'hui, aboutit avec la découverte par Mediapart d'un exceptionnel document libyen dont Ziad Takieddine lui-même, auquel nous l'avons soumis vendredi 27 avril, affirme qu'il est authentique. La révélation de ce document exige que toute la lumière soit faite sur son contenu, tant il conforte le soupçon d'une immense affaire d'Etat : le financement, pour des montants faramineux, de la campagne électorale de l'actuel président de la République française par un Etat étranger, qui plus est dictatorial. Que la France soit, depuis, militairement intervenue pour renverser cette dictature ne fait qu'alourdir ce soupçon.
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LeParisien.fr
J'ai la conviction que le vote que j'ai exprimé au premier tour de cette élection présidentielle en faveur de François Bayrou était - dût-on se gausser de la ringardise du concept - le plus "patriotique". L'occasion n'a pas été saisie. Des erreurs, de fond et de formes, ont évidemment contribué à consommer cette contre-performance. Cela ne modifie nullement l'analyse qui m'a conduit à refuser, dans un premier temps, un choix binaire entre un dénouement qui engendrerait une grande catastrophe et un épilogue dont on peut craindre qu'il débouche sur une immense désillusion.
Au second tour, il faut cependant trancher. Entre une fatalité et un risque. Rien ne pourrait éviter la grande catastrophe. Il est peut-être possible de limiter la désillusion. Ou de la dépasser.
Surtout, pour la première fois depuis plus d'un demi-siècle, un président de la République en exercice, candidat en mesure de l'emporter, vient de réactualiser, et donc de légitimer, une rhétorique ouvertement pétainiste. Non, pas de récupération des voix du Front national, ce qui ne me choque pas, pas même de reprise de certains de ses thèmes, ce qui n'est pas condamnable en soi, mais tentative de débordement sur sa droite en osant ce que Marine Le Pen, elle, n'avait jusqu'ici jamais osé.
Donc pas d'hésitation possible : il convient de tourner la page.
On ne saurait reconduire un sortant qui n'a présidé qu'à des régressions. Qui a exacerbé, jusqu'à la caricature, la monarchisation de notre République. Qui s'est nourri de l'exploitation de tous les antagonismes et de l'instrumentalisation de toutes les tensions. Qui a enchaîné la nation aux à-coups incohérents de ses humeurs narcissiques. Dont les échecs flagrants en matière de politiques migratoire et sécuritaire ont permis au Front national de presque doubler ses suffrages en cinq ans et qui, aujourd'hui, rend à Maurras ce qu'il retire à Jaurès, à Clemenceau, à de Gaulle et à Mendès France.
Au demeurant, quel citoyen lucide revoterait pour un président de gauche s'il affrontait son suffrage avec un tel bilan ?
L'alternative qui s'offre à nous ne me convient toujours pas, d'autant que les deux forces qui vont s'affronter sont coresponsables de la poussée lepéniste. Mais nous sommes placés devant l'exigence du vote républicain. Aucune voix démocrate ne doit faire défaut. On sait qui sera élu, mais le pire, désormais, serait qu'il soit élu de justesse. Pourquoi ne pas construire dans les urnes les convergences que les conservateurs et les pusillanimes des deux bords, y compris officiellement le candidat de gauche, refusent encore dans les faits ?
Les prochains affrontements seront rudes. Même ceux qui ont voulu les éviter ne pourront plus les déserter.
Jean-François Kahn, essayiste et écrivain
Bettencourt, Karachi, Kadhafi. Les noms de ces trois "affaires" qui gênent Nicolas Sarkozy se succèdent à intervalle régulier dans les médias, sans avoir jusqu'à présent réellement plombé la campagne du président candidat. Mais il a annoncé lundi 30 avril son intention de porter plainte contre le site Mediapart, qui l'accuse d'avoir reçu 50 millions d'euros de Kadhafi pour sa campagne en 2007, ce qui pourrait donner lieu à une procédure avant le second tour. Que risque Nicolas Sarkozy à cause de ces "affaires" ?
L'affaire Kadhafi
Un document daté du 10 décembre 2006, publié par Mediapart samedi, indique que le régime Kadhafi aurait débloqué une somme de 50 millions d'euros pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. La note, dont le signataire affirme qu'il s'agit d'un faux, ne précise pas si le financement a effectivement eu lieu. Nicolas Sarkozy, qui a qualifié ces soupçons de "grotesques", a annoncé qu'il allait porter plainte contre Mediapart cette semaine.
• Que risque-t-il ?
Tant qu'il est président, Nicolas Sarkozy ne risque rien juridiquement. Son immunité l'empêche d'être mis en cause et interdit aux juges d'enquêter sur lui nommément concernant des actes extérieurs à sa fonction. L'article 67 de la Constitution, modifié en février 2007, précise que le président de la République "ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite". En cas de réélection, Nicolas Sarkozy aurait donc encore cinq ans devant lui sans pouvoir être interrogé sur le financement de sa précédente campagne.
L'affaire Bettencourt
En 2007, Eric Woerth, trésorier de l'UMP et de la campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, a rendu visite à l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt. L'ancienne comptable de la milliardaire affirme que le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, aujourd'hui en prison, lui a demandé 150 000 euros en liquide pour les remettre à Eric Woerth. Une somme très supérieure aux dons autorisés dans le cadre d'une campagne électorale.
Par ailleurs, l'ex-comptable des Bettencourt a affirmé qu'un témoin avait vu Nicolas Sarkozy en personne recevoir de l'argent. Le témoin en question, ex-infirmière de Liliane Bettencourt, avait démenti. Mais L'Express a révélé, début avril, que la mention "A 12 heures Pour Monsieur Nicolas S. Pour information" figurait sur l'agenda de la milliardaire à la date du 24 février 2007.
• Que risque-t-il ?
Comme l'a expliqué L'Express le 28 mars, "derrière le nom de Woerth, c'est celui de Nicolas Sarkozy qui s'inscrit en filigrane". Mais "pour être inquiété, il faudrait toutefois qu'Eric Woerth cite nommément le chef de l'Etat dans cette affaire". Ce qui est peu probable. "Eric Woerth jouera le rôle de fusible", assure à l'hebdomadaire Christian Eckert, vice-président du groupe PS à l'Assemblée. A moins que les juges d'instruction parviennent à prouver que Nicolas Sarkozy a lui-même reçu de l'argent.
L'affaire Karachi
Pendant sept ans, la justice a soupçonné Al-Qaïda d'être derrière l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi, au Pakistan, contre des employés de la Direction des constructions navales (DCN), qui a fait 14 morts, dont 11 Français. Mais depuis 2009, c’est la thèse d’un règlement de comptes lié au non-versement de commissions par l'Etat français qui est privilégiée. Cette enquête a mis au jour des mécanismes occultes qui pourraient avoir financé illégalement la campagne d’Edouard Balladur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole.
• Que risque-t-il ?
En 1994, lors de la signature des contrats avec le Pakistan, Nicolas Sarkozy occupait le poste de ministre du Budget. C’est à ce titre qu’il a validé la création de Heine, une société offshore luxembourgeoise par laquelle auraient transité les rétrocommissions. Et pendant la campagne de Balladur, il n'aurait pas été qu'un simple porte-parole. Mais, selon les précisions de l'Elysée en septembre 2011, Nicolas Sarkozy "n’a jamais dirigé la campagne d’Edouard Balladur" et n’a "jamais exercé la moindre responsabilité dans le financement de cette campagne".
Pour le moment, il s'agit plus d'une bataille de l'image pour le président, dont plusieurs proches ont été mis en examen dans cette affaire. Nicolas Bazire, témoin de son mariage avec Carla Bruni, a été mis en examen en septembre 2011, de même que Thierry Gaubert, ami et chef de cabinet de Nicolas Sarkozy à Bercy en 1994, et l’intermédiaire Ziad Takieddine.
Une semaine avant le grand débat d'entre-deux-tours, qui se tiendra mercredi, François Hollande et Nicolas Sarkozy se sont croisés, jeudi 26 avril, sur le plateau de "Des paroles et des actes",
sur France 2. Les deux finalistes de l'élection présidentielle, se sont succédé, sans débattre, pour répondre aux questions de David Pujadas, Fabien Namias, Nathalie Saint-Cricq et François
Lenglet. Désigné par le tirage au sort, c'est François Hollande qui est passé le premier sur le gril.
• François Hollande
L'enjeu. Arrivé en tête au premier tour et plus que jamais favori des sondages, François Hollande devait avant tout gérer son avance. En clair, répondre aux attaques lancées
par le camp Sarkozy, tout en évitant le faux-pas, l'arrogance ou l'excès de confiance. Mais ce nouveau "grand oral" était aussi l'occasion, comme pour son rival, d'adresser des messages pour
convaincre les électeurs ayant choisi François Bayrou ou Marine Le Pen le 22 avril.
La phrase. "Je ne laisserai pas dire qu'il y a du vrai travail et du faux chômage. Il y a du travail qui mérite d'être valorisé et du chômage qui mérite d'être
combattu." François Hollande fait référence au "vrai travail" que Nicolas Sarkozy veut célébrer place du Trocadéro à l'occasion du 1er mai.
L'attaque. "Celui qui demande plusieurs débats, généralement, n'est pas celui qui est dans la meilleure position", a asséné François Hollande, répondant aux critiques
de son adversaire sur son refus de participer à plusieurs débats. Il a notamment rappelé que Ségolène Royal avait débattu deux fois en 2007 (dont une face à François Bayrou) et que Valéry
Giscard d'Estaing avait tenté de le faire, en vain, face à François Mitterrand en 1981.
Le clin d'oeil aux électeurs de Le Pen. François Hollande a revendiqué le fait de pouvoir "parler" aux électeurs FN du premier tour, ajoutant toutefois qu'il n'avait
"pas besoin de parler comme le FN" et ne pas être "dans une course folle" aux électeurs. Sur l'affaire du policier mis en examen pour homicide volontaire, il a affirmé qu'il
devait pouvoir "continuer à travailler" car "la présomption doit être totale".
Le clin d'oeil aux électeurs de Bayrou. Le candidat socialiste a dit avoir lu la lettre que François Bayrou lui a adressé, ainsi qu'à Nicolas Sarkozy. Tout en soulignant ne pas
être dans une "entreprise de négociation", François Hollande a noté plusieurs convergences, notamment sur la priorité donnée à l'éducation, le modèle social issu du Conseil national de
la Résistance qui doit être préservé, mais surtout sur la moralisation de la vie politique, cheval de bataille du candidat centriste. François Hollande a ainsi cité le non-cumul des mandats,
l'inéligibilité de 10 ans pour les élus condamnés pour corruption et sa proposition d'une dose de 15% de proportionnelle aux législatives.
• Nicolas Sarkozy
L'enjeu. A 10 jours du second tour, la situation commence à devenir critique pour Nicolas Sarkozy, donné perdant dans les sondages avec 6 à 12 points de retard sur François
Hollande. Dans la dernière ligne droite, le président sortant doit jouer son va-tout pour espérer rallier une majorité d'électeurs frontistes. Ce qu'il avait commencé à faire ces derniers
jours, non sans provoquer un certain malaise dans son propre camp.
La phrase. "Dans le meeting, ça faisait mieux de dire que j'étais allé à Fukushima". Interrogé sur ce "petit arrangement avec la réalité", Nicolas Sarkozy a
reconnu qu'il ne s'était pas rendu sur les lieux du désatre de Fukushima, mais seulement à Tokyo pour rencontrer les autorités japonaises. Avec cette explication un peu curieuse.
L'attaque. Nicolas Sarkozy n'a pas attendu la première question pour attaquer François Hollande bille en tête sur son refus de participer à un autre débat que celui programmé
mercredi 2 mai. "Compte tenu de la multiplicité des sujets, deux débats voire trois auraient été utiles pour les Français qui sont en droit d'avoir un choix clair", a-t-il dit,
raillant le fait que les socialistes aient, de leur côté, organisé quatre débats à l'occasion de la primaire.
Le clin d'œil aux électeurs de Le Pen. "Quand Marine Le Pen dit que le soleil est jaune, ou qu'on y voit mieux le jour que la nuit, qu'est-ce que je dois dire ?", a
interrogé Nicolas Sarkozy pour justifier la reprise de certaines propositions de la présidente du Front national. Le président sortant a ainsi estimé que les 6 millions d'électeurs de Marine Le
Pen "ont émis un vote de crise et d'adhésion à certaines de ses idées". "Je veux dire à ces électeurs que je les respecte, que je ne fais pas de leçon de morale", a-t-il dit. Il s'est
par ailleurs dit "pas choqué" par la "perpétuité réelle" proposée par Marine Le Pen.
Nicolas Sarkozy a cependant refusé tout accord avec le FN lors des législatives. "Nous maintiendrons tous nos candidats", a-t-il déclaré. Mais en cas de second tour PS-FN, il n'a pas
appelé à voter en faveur du candidat socialiste : "Nous déciderions au cas par cas, l'abstention ou le vote blanc".
Le clin d'oeil aux électeurs de Bayrou. Nicolas Sarkozy a insisté sur la politique de maîtrise des déficits publics qu'il compte mettre en œuvre. "Si j'ai un nouveau
mandat, nous serons à moins de 3 % de déficit en 2013. Nous sommes en avance. Nous avions prévu d'être à 5,7 % du déficit, nous sommes à 5,2 %", a-t-il plaidé, pointant également les
promesses de François Hollande (hausse du smic, de l'allocation de rentrée scolaire...) qu'il juge, comme François Bayrou, intenables. "Qui est-ce qui va payer ? Ce sont les Français
!"
En cinq ans, en matière d'immigration, les verrous ont sauté les uns après les autres. Le quinquennat s’est ouvert avec la création du très contesté ministère de l’Identité nationale et s’achève avec la circulaire Guéant, qui ferme la porte de la France aux étudiants étrangers. Entre-temps, le gouvernement a réussi un tour de force : expulser 33 000 étrangers en 2010. Un record.
Suspicion sur des «mariages gris», traque des Roms et des «fraudeurs»: de discours stigmatisants en tour de vis législatifs, de coup de butoirs en coups médiatiques, le gouvernement a fait la chasse aux étrangers en situation irrégulière... et régulière.
A l’origine, une promesse de campagne
C'est une proposition avec laquelle le candidat à la présidentielle a fait un tabac de meeting en meeting. Tout juste élu, Nicolas Sarkozy crée un ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement. Un intitulé explosif et contesté.
La mise en œuvre, du bruit pour pas grand-chose
Pour ce poste très emblématique et politique, il choisit un fidèle lieutenant, Brice Hortefeux. D’entrée, une première loi sur l'immigration est adoptée le 20 novembre 2007, permettant, entre autres, le recours aux tests génétiques dans la procédure de regroupement familial. La proposition suscite une levée de boucliers. Artistes, médecins...de nombreuses personnalités demandent le retrait de la mesure.
Automne 2009. C’est finalement Eric Besson, transfuge du PS et successeur d’Hortefeux, qui annonce la tenue d’un «grand débat sur les valeurs de l'identité nationale». Dans le plan com, trois mois de débats locaux et un site internet avec «grille de réflexion» et appel à contributions...
Conséquences, pas mal de dégâts
Dans les faits, le débat se transforme en polémique incessante, entre les membres de la majorité qui prennent soigneusement leurs distances comme Jean-François Copé ou Jean-Pierre Raffarin, et les débats locaux propices aux dérapages (mention spéciale à Nadine Morano et l'affaire de la casquette). Tout ça pour quelques mesurettes symboliques annoncées à un mois des régionales.
Sur le fond, pas grand-chose donc. Mais le message politique est passé, les étrangers se sentent visés. Fin 2010, Nicolas Sarkozy supprime finalement le ministère de l’Immigration. Ses missions sont transférées au ministère de l'Intérieur.
A l’origine, la fermeture de Sangatte
Il faut remonter à 2002 pour comprendre. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, ordonne la fermeture du centre d’hébergement de Sangatte, près de Calais, où transitent les migrants de passage en France et candidats à l’exil vers l’Angleterre. Ces clandestins, Afghans, pour la plupart, se retrouvent dans la nature. Ils se regroupent dans ce qui devient «la jungle de Calais», le bois où se sont dispersés des milliers de migrants après la fermeture de Sangatte.
La mise en œuvre, un coup d’éclat médiatique
Sept ans plus tard, le 22 septembre 2009 exactement, nouveau coup d’éclat. Le ministre Eric Besson ordonne le démantèlement de «la jungle». L’opération est minutieusement orchestrée, ultramédiatisée : 500 policiers évacuent en deux heures les 1200 migrants qui vivaient là dans des conditions très précaires.
Conséquences, l'éparpillement des migrants
L’évacuation est aussi symbolique qu’inefficace, puisque le problème des migrants reste entier. Ils seraient encore 400 dans la région, dont 150 à Calais, dispersés en petits groupes pour échapper à la pression policière.
A lire aussi : le livre de notre correspondante à Lille, Haydée Saberan, retraçant le parcours de migrants. [Extraits].
A l’origine, le discours de Grenoble
En déplacement à Grenoble, au milieu de l’été 2010, Nicolas Sarkozy annonce une batterie de mesures sécuritaires ciblant les immigrés. Il demande que la nationalité française puisse «être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte» à la vie d'un policier ou d'un gendarme. Filant le cliché de l'immigré fraudeur, il souhaite qu'on évalue les «droits et prestations auxquels ont aujourd'hui accès les étrangers en situation irrégulière.»
La mise en œuvre, contrariée par les députés
L’extension de la déchéance de nationalité figurait dans le projet de loi Besson sur l’immigration. Etaient visées les personnes naturalisées depuis moins de dix ans et condamnées pour meurtre ou violences contre un représentant de l’autorité publique. Cette mesure a finalement été abandonnée au dernier moment par les députés… qui ont voté en échange le durcissement du dispositif d’expulsion pour les sans-papiers. [Les détails ici]. Les autres mesures.
Conséquences, un virage assumé
Ce discours de Grenoble marque un tournant. Pour la première fois de son mandat, Nicolas Sarkozy a fait le lien de manière explicite entre délinquance et immigration. Suivra l’attaque en règle contre l’aide médicale d’Etat, qui permet aux sans-papiers de se faire soigner.
Autre reliquat du discours de Grenoble, l’amalgame fait entre l’immigré et le fraudeur. En novembre dernier, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, annonçait «qu'à partir de janvier 2012» les fichiers des étrangers résidant en France et de la sécurité sociale seraient croisés pour lutter contre les fraudes sociales imputables aux étrangers.
A l’origine, la volonté d'être ferme
A peine élu, Nicolas Sarkozy, qui fut locataire de la Place Beauvau, décide de doubler de manière volontariste le nombre des reconduites à la frontière. De quelque 12 000 par an, rythme moyen adopté sous le gouvernement Jospin, il veut arriver à environ 25 000 reconduites.
La mise en œuvre : l'affichage des «objectifs chiffrés»
Hortefeux fixe ces «objectifs chiffrés», dans un projet de loi-programme pluriannuelle 2009-2012. Un nombre de reconduites à la frontière est défini chaque année depuis cinq ans, toujours plus élevé. 23 000 expulsions en 2007. 33 000 en 2011, un record… La chasse aux sans-papiers est ouverte.
Pour tenir les objectifs, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, n'hésite pas à remettre en cause des droits fondamentaux. Ainsi, après modification de la loi, les sans-papiers placés en rétention en attendant leur expulsion ne peuvent voir un juge des libertés qu’après un délai de cinq jours au lieu de deux, histoire de limiter les remises en liberté.
Les conséquences, une politique coûteuse et peu efficace
Le nombre d'expulsions est un élément important de la communication du gouvernement. Mais en observant le détail des reconduites à la frontière, on s'aperçoit que ces chiffres sont structurellement gonflés par le très grand nombre de Roms reconduits. Ces citoyens européens, souvent Roumains et Bulgares, peuvent être expulsés facilement... mais ont le droit de revenir en France en vertu de la libre circulation dans l’espace Schengen. [Notre enquête à lire ici]
Cette politique du chiffre est coûteuse. Le budget annuel du ministère de l’Intérieur pour la rétention et la reconduite à la frontière des sans-papiers est estimé à 500 millions d’euros par la Cour des comptes. Selon le grand audit mené l’année dernière sur la politique migratoire, l’expulsion d’un sans-papiers coûte à l'Etat français 26 000 euros (policiers mobilisés, maintien en rétention, charter…)
A l'origine, des quotas
Dans sa lettre de mission de juillet 2007, Brice Hortefeux reçoit la mission de doper l’immigration professionnelle pour la porter à 50% du total de l’immigration légale. Nicolas Sarkozy veut, à cette époque, une immigration «choisie» et non plus «subie».
Plus généralement, le Président veut instaurer des quotas annuels d’immigrés admis à séjourner en France. Début 2008, il mandate Pierre Mazeaud, ex-président du Conseil constitutionnel, pour réfléchir au cadre constitutionnel d'une politique migratoire basé sur des quotas, par profession et en fonction du pays d'origine... à la fois «irréalisable et opportuniste», jugera la commission quelques mois plus tard. Un camouflet.
La mise en œuvre, tous dans le même panier
Le gouvernement veut assouplir (un peu) les conditions d’entrée des travailleurs et publie des listes de métiers susceptibles d'être ouverts. On est à l'automne 2007, quelques mois après son élection.
En bon soldat, Hortefeux fait de son mieux pour remplir les objectifs de sa feuille de route : en mettant dans le sac de l’immigration professionnelle le maximum de catégories : actifs non salariés, saisonniers, travailleurs temporaires et étudiants devenus salariés. Avec cette méthode, Brice Hortefeux se félicite en février 2009 d’avoir accordé 33 000 titres de séjour au titre de l’immigration de travail.
Les conséquences, le reflux
Trois ans plus tard, Claude Guéant, le nouveau ministre de l'Intérieur qui a récupéré le portefeuille de l'immigration, donne, lui, le chiffre de 9 154 titres de séjour au titre de l’immigration de travail. Que s'est-il passé ? La méthode de calcul a changé. Claude Guéant n’a retenu qu’une des catégories de l’immigration professionnelle, les premiers titres de séjour salariés et a exclu les autres. C'est qu'entre-temps, les objectifs ont changé. Il ne s'agit plus de densifier l'immigration professionnelle mais de la faire baisser.
A l’origine, la circulaire Guéant
La circulaire du 31 mai 2011 invite les préfets à une interprétation restrictive des règles de délivrance des cartes de séjour «salarié» et de changement de statut pour les étudiants souhaitant devenir salarié.
La mise en œuvre, face à la fronde
Dès l’été 2011, les jeunes étrangers, fraîchement diplômés souvent de prestigieuses universités ou de grandes écoles (HEC, Sciences-Po, les Ponts et Chaussées…) sont coupés dans leur élan. Ils ont décroché un emploi, un CDI souvent, dans des grandes entreprises françaises mais sont privés de travail, faute de titre de séjour. Appliquant la circulaire à la lettre, la plupart des préfectures font de l’excès de zèle et traînent dans l’examen des dossiers. En face, la fronde s’organise, un collectif est créé pour défendre ces diplômés non grata. Voir aussi les vidéos de parrainage publiées sur le site de Libé.
Conséquences, retropédalage et arbitraire
Devant le tollé que suscite cette chasse à l’immigré diplômé, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant fait mine de rétropédaler : un nouveau texte est publié en janvier 2012, censé clarifier les critères. Sur le terrain, rien ne s’est véritablement amélioré, d’une préfecture à l’autre, les réponses varient. L’arbitraire reste la règle.
A lire aussi : Rétrospective, en version longue: «Immigration, cinq ans d’offensives»
Et aussi : Les autres volets de notre série «Que reste-t-il du sarkozysme ?»
Selon les premières estimations données par différents instituts de sondage, François Hollande vire nettement en tête à l'issue du premier tour de la présidentielle, devant Nicolas Sarkozy lui aussi qualifié pour le second tour. En troisième place, Marine Le Pen obtient un score très élevé et approchant les 20%.
François Hollande - 28 à 30%
Nicolas Sarkozy - 24 à 27,5%
Marine Le Pen - 18 à 20%
Jean Luc-Mélenchon - 10% à 13%
François Bayrou - 8 à10%
Eva Joly - autour de 2%
Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou et Jacques Cheminade sont derrière.
Les Français ont voté plus nombreux qu’attendu au premier tour de ce scrutin dominé par la crise économique. Le taux de participation a atteint plus de 80%, selon les estimations des instituts de sondages, un taux assez élevé même s’il est en recul par rapport à 2007 (83,77%), un cru exceptionnel.
(sources: TNS-Sofrès, Ipsos, CSA, Harris)
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